Home Politique Un candidat En Marche accusé de viol sur personne vulnérable
1

Un candidat En Marche accusé de viol sur personne vulnérable

Un candidat En Marche accusé de viol sur personne vulnérable
1

Après un premier tour des élections législatives marqué par une performance sans précédent de la toute jeune formation du Président de la République (LREM), des questions commencent a émerger sur le casting de certains candidats.

La République en Marche serait-elle dépassée par son succès ? Dans leur volonté affichée de renouvellement du personnel politique, les macronistes semblent être passés bien vite sur la vérification des CV de certains de leurs candidats. Les couacs s’apparentent de plus en plus à une dérive systémique dans la sélection des candidatures.

Après notamment Olivier Serva, candidat en Guadeloupe qui qualifiait l’homosexualité « d’abomination »; Véronique Avril, soupçonnée par Mediapart de pratiques s’apparentant à celles d’un marchant de sommeil dans le centre de Saint-Denis, un nouveau cas semble émerger.

Voila, d’après le Canard Enchaîné, qu’Alain Brevet, candidat LREM suppléant d’Isia Khalfi pour la première circonscription des Hauts-de-Seine (Colombes, Gennevilliers, et Villeneuve-la-Garenne) comparaissait le lendemain du 1er tour au tribunal de Nanterre pour viol sur personne vulnérable. Selon Le Parisien, l’affaire remonte à l’époque où Alain Brevet dirigeait un foyer du comité d’aide aux réfugiés à Bois-Colombes. Trois salariées avaient saisi la justice pour dénoncer des viols commis d’avril 2010 à mars 2012. L’information judiciaire ouverte à la suite de ces plaintes avait conduit à la mise en examen d’Alain Brevet puis à son renvoi devant le tribunal correctionnel, décidé en août dernier. Le jugement aura finalement lieu en mars 2018. Si bien sûr la présomption d’innocence doit prévaloir, cela a de quoi embarrasser la direction du parti alors qu’il est trop tard pour modifier les candidatures.

La candidate LREM, Isia Khalfi, a déclaré ne pas avoir été au courant de cette procédure judiciaire à l’encontre de son suppléant avant samedi : « Nous l’avons appris samedi soir, raconte la candidate. Un électeur nous a appelés après avoir vu le nom d’Alain Brevet sur un bulletin de vote. Il nous a prévenus qu’il était concerné par une affaire. ».

Devant cet incendie qui se propage, Alain Brevet, le suppléant en question semble avoir à coeur de ne pas mouiller sa candidate. Il a déclaré avoir caché l’affaire à En Marche, espérant obtenir un non-lieu ce lundi, et qu’il a conscience du tort fait à sa candidate : « Je regrette maintenant de n’avoir rien dit car cela porte préjudice à Isia Khalfi, reprend Alain Brevet. Elle n’a rien à se reprocher, et n’était absolument pas au courant. ».

Au second tour, le binôme Khalfi/Brevet, arrivé en tête avec 29,57% des suffrages, affrontera la candidate du Parti Communiste Français Elsa Faucillon (16,69%).

Crédit photo : La Tribune

 

tags:

Comment(1)

LEAVE YOUR COMMENT

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Your SEO optimized title