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Notre Projet

Tout reconstruire, tout réinventer

          « La fin de l’Histoire » qu’ils disaient. L’avènement d’une ère nouvelle, prospère et heureuse, le règne millénaire d’un libéralisme joyeux. La fiction n’aura pas duré longtemps. Et pourtant il semble que nous soyons capables de glisser plus bas, encore plus bas, toujours plus bas dans la médiocrité, l’ignominie et le mensonge. Un capitalisme, arrivé à un stade nouveau, totalitaire, fait se mouvoir les corps, atomise l’humanité, oppresse et avilit. Il a le monopole de la parole. Il imprègne les esprits et répand partout la désillusion, la désespérance, le renoncement.

En face de ce nouvel ordre néolibéral a émergé ces dernières années une extrême-droite qui se drape des parures de la contestation. Elle est en vérité intrinsèquement compatible avec ce capitalisme nouveau, elle s’affirme chaque jour un peu plus sa complice. L’Histoire retiendra de ce début de siècle qu’il fut le prélude à la convergence réactionnaire, à la droitisation, à la marche morbide vers un âge sombre.

Quel horizon que celui-là ! Comment accepter de choisir entre un ordre injuste et une pseudo-alternative porteuse de plus sombres présages encore ? Cet état de fait est d’autant plus inacceptable qu’il est né du crépuscule des idéaux. Le camp du progrès ne parvient pas à se projeter dans le siècle commençant tant son passé lui pèse. Cent cinquante années d’un espoir brûlant et de désillusions tragiques, où s’entre-choquèrent les rêves les plus fous et les crimes les plus atroces.

Abasourdie par les tumultes du siècle dernier, la Gauche piétine. Ou bien elle trahit, ou bien elle s’efface. Victime de l’illusion partout propagée, elle pense son heure passée, renie son héritage, « se met à la page ». Elle oublie sa jeunesse, sa beauté, son potentiel formidable. Elle oublie que l’Histoire entière est faite d’avancées et de reculs, de phases de progrès et de réaction. Mais que toujours elle avance. Serions-nous peu lucides au point de croire que nous avons le monopole de la désespérance ? Il suffit de se mettre un instant dans la tête des progressistes à l’époque thermidorienne, sous la Restauration, le Second Empire, l’Ordre Moral, Vichy ! pour réaliser que toujours l’espoir renaît, que toujours, poussé par l’invincible force de l’Histoire, le camp du progrès se relève.

Notre projet prend racine dans une époque marquée par le reflux des idées progressistes. Nos adversaires l’ont emporté parce qu’ils ont su imposer leur grille de lecture, leurs cadres de pensée et en définitive leurs idées et leurs valeurs. Aujourd’hui, disposant du monopole de l’argent, ils disposent aussi du monopole des idées légitimes.

C’est contre cet état de fait que nous nous dressons. Le Vent Se Lève sera un avant-poste dans la guerre de position qui s’annonce et concentrera ses efforts sur les réseaux sociaux, un terrain trop peu investi par nous jusqu’à présent et où pullulent les médias d’extrême-droite.

Nous nous efforcerons de jeter les bases d’une convergence des initiatives déjà existantes. Nous œuvrerons à la construction d’une gauche nouvelle, d’une gauche de combat. C’est seulement par la création d’une communauté d’idée, par la fédération, par la convergence des forces vives de la gauche, que nous parviendrons à structurer les puissances qui, déjà, s’élèvent.

Notre projet est simple : réinventer la Gauche ; mettre le peuple en mouvement.

Nous mettrons nos énergies au service de cette grande œuvre qui nous dépasse largement et qui, d’une manière certaine, marquera le début du siècle. Notre média produira un discours de rupture, le seul capable de fédérer une communauté politique suffisamment large pour qu’elle devienne une force matérielle. Notre objectif est de faire converger les forces existantes pour construire le Peuple. Ce Peuple aujourd’hui atomisé, dispersé, piétiné, livré aux vautours de tous bords. Ce Peuple dont nous sommes, nous voulons l’unir dans sa diversité et sa richesse, lui rendre sa fierté, car bientôt, il sera tout.

En vérité, ils prirent un reflux pour une abdication. Accaparant l’idée de modernité, nous volant nos mots, usurpant l’étiquette du progrès, ils ont jeté les bases d’un ordre néolibéral qu’ils ont cru durable. Pourtant tout déjà se sent périr, tout un système agonise. L’époque est crépusculaire. A nous de faire renaître l’espoir et de construire l’avenir.

On crut que tout était fini, et pourtant, tout déjà recommence. Et pour cela il nous faut tout reconstruire, tout réinventer.

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