Reconnaissance faciale, un remède miracle ?

© Gerd Altmann

Depuis quelques temps déjà, un débat autour de la reconnaissance faciale s’érige auprès des sphères politico-industrielles ainsi qu’au sein des organisations de défense des libertés, un développement technologique qui fascine autant qu’il inquiète. Vendue par ses promoteurs comme la solution miracle aux problèmes sécuritaires, la reconnaissance faciale est une véritable marotte contemporaine.

Confortablement installées sur un marché mondial qui se compte en plusieurs milliards de dollars, bon nombre d’entreprises ont fait le choix audacieux depuis maintenant quelques années d’investir le domaine de la reconnaissance faciale. Les principaux acteurs de cette industrie sont clairement identifiés et se nomment ASSA ABLOY AB, Aware Inc, Cognitec Systems GmbH, IDEMIA France SAS, NEC Corp, Safran SA, ou encore Thales Group. Ces compagnies plus ou moins spécialisées dans le domaine ne sont pas seules à se partager le gâteau : les GAFAM sont aussi dans la course, la reconnaissance faciale représentant un support et un outil indispensable de leur développement commercial. À ce sujet, Facebook annonçait dès 2014 le lancement du programme « DeepFace », capable de déterminer si deux visages photographiés appartenaient à la même personne. En 2015, Google lançait « FaceNet » et Amazon à peine deux ans plus tard lui emboîtait le pas et dévoilait « Rekognition », un

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