Comment le pouvoir reprend la main sur le savoir

L’École d’Athènes, peinte par Raphaël, Rome

Depuis la récupération de la culture par la sphère marchande dans les années 1970 à l’Ouest, la chute du Mur de Berlin en 1989 à l’Est, le système socioéconomique dans lequel nous vivons permet de moins en moins un contre-savoir. Les contre-expertises sont de plus en plus rares, les chercheurs sont financièrement et socialement désincités à la critique, le journalisme est de plus en plus privatisé et dans la sphère publique est inoculé un savoir toujours plus technique qui sert un pouvoir technocratique. Bref, ce qu’on a appelé le « soupçon », à savoir la critique du savoir, est aujourd’hui fortement menacé et nous conduit vers un savoir unique détenu par le pouvoir.

UNE BRÈVE HISTOIRE DU SAVOIR

Les philosophes allemands Friedrich Nietzsche et Karl Marx ainsi que l’autrichien Sigmund Freud sont qualifiés de « philosophes du soupçon ». Le premier a détruit les illusions du christianisme et a tenté de libérer l’homme de ses fausses croyances. Marx, quant à lui, a dénoncé le système de domination bourgeois sur les autres classes de la société. Enfin, Freud a montré que le sujet n’est plus « maître en sa propre maison » en dévoilant l’inconscient. Ces soupçons furent respectivement religieux, social et métaphysique.

Ces penseurs rompent

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La conquête du pouvoir d’État – Íñigo Errejón

Crédits photos
Iñigo Errejon pendant sa conférence sur la conquête du pouvoir d’État.

Vous avez manqué notre Université d’été ? Retrouvez la conférence d’Íñigo Errejón, stratège de Podemos, sur la conquête du pouvoir d’État et la construction d’une nouvelle hégémonie.

 

 

Crédits photos : ©Ulysse Guttmann-Faure

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Trump : Very Bad Team ?

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©Gage Skidmore

Donald Trump est un égocentrique richissime, qui s’est entouré de ses semblables pour gouverner. Nous allons donc droit dans le mur, c’est certain. Attention cependant ! Si le pire n’est pas à exclure, c’est plus compliqué que ça. La nouvelle administration US, malgré l’impression de galerie des monstres qu’elle inspire, est cohérente sur le plan idéologique et annonce des objectifs assez clairs. Son ambition est monumentale : changer de paradigme mondial. #Freaks

Pendant toute la période entre l’élection – pas si surprenante – et l’investiture de Donald Trump, deux sons de cloche ont prévalu dans la sphère médiatique et intellectuelle. On a d’abord parlé de la possibilité qu’il ne soit jamais intronisé. En recomptant les voix, avec des grands électeurs qui voteraient Clinton ou avec une procédure d’impeachment pour un scandale sexuel qui s’est évaporé aussi vite qu’il était arrivé.

Ensuite, on a compris qu’il allait bien falloir s’y faire. On a donc tout simplement émis l’idée qu’il ne tiendrait jamais ses engagements, excentriques et impossibles à mettre en place. Pourtant, au vu de l’équipe qu’il a mise en place, détonante, il semblerait bien que le milliardaire new-yorkais aille jusqu’au bout

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