À Davos, l’évangile néolibéral du Forum économique mondial

Crédit Photos (Les Echos)

Responsables politiques du monde entier, dirigeants d’entreprises et journalistes se retrouvent à Davos, à la réunion annuelle du Forum économique mondial. Financé par les cotisations des mille premières entreprises au monde, sa fonction est d’évaluer le degré de compétitivité des États. Il est devenu l’un des hauts lieux de propagation de la doctrine néolibérale.

LVSL publie cette contribution de Simon-Pierre Savard-Tremblay, docteur en socio-économie du développement de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et auteur de plusieurs ouvrages, dont Despotisme sans frontières. Les ravages du nouveau libre-échange (VLB éditeur, 2018).

« Les États-Unis deviennent le pays le plus compétitif au monde », titrait le 17 octobre dernier Le Figaro. Pourquoi ? Parce que le Forum économique mondial (FEM) l’a consacré ainsi dans son Global Competitiveness Report. Situé dans ce haut-lieu bancaire qu’est Genève, le FEM – fondé en 1971 – est une composante illustre du système mondial, principalement connu pour son sommet annuel à Davos, où dirigeants d’entreprises, responsables politiques, penseurs et responsables des médias se réunissent officiellement pour « améliorer l’état du monde ».

La publication du rapport annuel de la compétitivité des États est un bruyant passage annuel obligé, suivi de très près par les décideurs du

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