Aide aux multinationales : jusqu’où ira l’impunité ?

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Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

Les contribuables devront financer les aides publiques aux entreprises malmenées par la crise du Covid-19. Toutefois, ces aides octroyées sous forme de prêts garantis, de reports de cotisations ou de chômage partiel vont-elles bénéficier aux grandes entreprises qui possèdent des filiales dans les paradis fiscaux et échappent à l’impôt ? Sans oublier celles qui, malgré tout, versent des dividendes à leurs actionnaires ? Retour sur une mesure économique qui a provoqué l’indignation, et alerte sur l’impunité totale des multinationales qui bénéficient sans contrepartie des aides de l’État.

En France, le 22 avril après-midi au Sénat, la commission des Finances et le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, Olivier Dussopt, s’opposent à l’amendement déposé par le groupe CRCE (communistes, républicains, citoyens et écologistes) afin de priver toute entreprise enregistrée dans un paradis fiscal du bénéfice de ces aides. L’avis défavorable du gouvernement n’empêchera cependant pas l’adoption de l’amendement par une majorité au Sénat. La France emboîtait ainsi le pas au Danemark et à la Pologne qui posaient des critères en contrepartie des aides de l’État. Au Danemark, ces aides, prêts et garanties (environ 53,6 milliards d’euros destinés aux travailleurs et aux entreprises) ne seront pas accessibles aux entreprises

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