APL : près de 7 millions d’allocataires plongés dans l’incertitude

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© Hernan Lucio

Le 1er janvier dernier, la réforme des APL (Aides personnalisées au logement) entrait en vigueur. Malgré un contretemps lié à la crise sanitaire et à sa complexité d’application, le texte, approuvé par l’Assemblée nationale en novembre 2019, a finalement été appliqué sans véritable entrave. Le silence médiatique, doublé de cette discrète mise en application de la part de l’exécutif, a longtemps laissé planer le doute sur les nouvelles mesures. Parmi elles, la réduction de la période de référence pour le calcul des aides – de douze à trois mois – risque de modifier significativement les sommes perçues par les 6,6 millions de ménages allocataires. Prétendument plus « juste » et adaptée à la « flexibilité de l’emploi », la réforme a notamment pris par surprise de nombreux étudiants et jeunes actifs, qui ont exprimé leur incompréhension et parfois même leur détresse sur les réseaux sociaux. Alors qu’une crise massive du logement, cumulée à une crise sanitaire et économique rend les fins de mois de plus en plus incertaines pour de nombreux Français, l’agenda réformiste, piloté par le gouvernement, ne désemplit pas. Une illustration supplémentaire du caractère endémique et cumulatif des inégalités en cas de crise.

Au cours des années 2010, les

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