Après l’épidémie, nous n’oublierons pas

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© Markus Spiske

Nous y voilà, confinés chez nous, sans pouvoir sortir sinon pour aller au travail, chez le médecin, faire des courses ou un footing. Ces mesures de restriction de liberté sont acceptées au nom de la lutte contre un virus qui a le potentiel de faire des centaines de milliers de morts. Il fallait les adopter, et il faut s’y tenir. Pour autant, n’oublions pas la longue liste des incompétences et des abus criants de l’équipe gouvernementale, et sachons les rendre comptables de leurs très nombreux manquements. Florilège.

La principale crainte du corps médical vis-à-vis de l’épidémie actuelle de Covid-19 est l’engorgement des services de réanimation. Nous n’oublierons pas que la capacité d’accueil des hôpitaux a été réduite ces vingt dernières années au nom de l’austérité budgétaire. L’hôpital public a perdu 22% de ses lits entre 1998 et 2018. Le secteur privé, pour sa part, a perdu 13% de ses lits [1]. Nous n’oublierons pas qu’alors que l’épidémie nous tombe dessus, les personnels hospitaliers étaient en grève depuis plus d’un an, réclamant plus de moyens, demandant des recrutements, partageant leur épuisement, racontant leur dégoût de ne pouvoir faire correctement un métier qu’ils ont choisi et qu’ils aiment. Nous n’oublierons

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