Contre l’entrée de Jack London dans la Pléiade

Jack London ©L C Page and Company Boston 1903

Il y a cent ans (22 novembre 1916) mourait l’incontournable écrivain américain Jack London. à la fois self-made-man, icône du rêve américain et socialiste-communiste, Jack London n’aura eu de cesse de critiquer la société américaine — et plus largement occidentale — de la fin du XIXème siècle. Aussi bien dans Martin Eden, personnage éponyme semi-autobiographique, que dans Croc Blanc et l’Appel de la forêt, Jack London dépeint un pays où le mythe américain détruit sa propre société par l’individualisme et la concurrence, et où une bourgeoisie domine les autres classes par sa richesse et sa culture apparente

« Je vous dirais que la lune est un fromage vert, que vous applaudiriez, ou du moins que vous n’oseriez pas me contredire, parce que je suis riche. Et je suis le même qu’alors, quand vous me rouliez dans la boue, sous vos pieds. » ; « il avait commis l’erreur insigne de confondre éducation et intelligence », (Martin Eden)

Si Jack London ne méprisait pas bêtement la bourgeoisie comme un certain socialisme dogmatique a pu, à travers l’Histoire, se surprendre à le faire, Jack London méprisait la petitesse et l’oisiveté. Il était de ces hommes capables de pulvériser des montagnes

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