Du camp climat à la naissance de l’écologie transversale

Les participants aux camp climat réunis dans la Cour. ©Julien Legast

Du 31 juillet au 11 août, se tenait la troisième édition du camp climat dans la ville alsacienne de Kingersheim. Après une année intense en mobilisations autour de l’enjeu climatique, le nombre de participants a été multiplié par trois pour atteindre plus de 1000 personnes. L’événement était organisé par les ONG Alternatiba, ANV COP21 et Les Amis de la terre. Retour sur une séquence déterminante pour l’avenir du mouvement écologiste où les discussions stratégiques se mêlaient aux nombreuses formations pratiques. Par Lenny Benbara et Pierre Gilbert.

Depuis désormais deux ans, l’ensemble de l’Europe assiste à la montée en puissance très rapide de la question écologique dans la jeunesse, y compris sur le plan électoral. C’est en particulier vrai en Europe du Nord comme l’illustrent les cas de l’Allemagne et de la Belgique. En France, quoique de façon plus modeste, la percée des Verts aux européennes est le révélateur, et non le déclencheur, d’un changement culturel profond amorcé par un mouvement climat autonome qui a rythmé l’agenda politique de l’année qui vient de s’écouler. L’enjeu semble devenu tellement central que tous les partis tiennent aujourd’hui des discours favorables à l’écologie. La démission de Nicolas Hulot avait fourni l’électrochoc nécessaire en la

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