Faim dans le monde : quand les Nations Unies s’arrangent avec les méthodes de calcul

Crédits : Mohamed Hassan, Pixabay

A en croire les statistiques des institutions internationales comme la FAO ou la Banque Mondiale, la famine et l’extrême pauvreté sont en recul dans le monde. Preuve, supposée, du bien-fondé du système économique actuel. Pourtant, quand on observe les chiffres de plus près, on constate que la méthode de calcul choisie peut changer la donne et masquer une réalité bien moins favorable : l’augmentation, en valeur absolue, du nombre d’affamés sur le globe.

Selon Jean Ziegler, l’un des rares marxistes à avoir investi l’Organisation des Nations-Unies, notre monde est divisé en deux univers. Le premier est celui des « archipels du bonheur », reliés entre eux et connectés. C’est le monde des classes moyennes et supérieures des pays développés, et des pays en développement les plus riches : peu préoccupés par la nécessité matérielle, généralement heureux, mais pouvant expérimenter le malheur immatériel (chagrin d’amour, solitude, dépression, etc…). Le second est celui de la misère : celui d’une partie importante, bien que variable, de la population des pays en développement, mais aussi de gens extrêmement pauvres au sein même des pays développés (comme les SDF). Ce monde souffrant est clos, invisible, non connecté. Il se préoccupe avant tout de la survie matérielle, dans une

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter