« FAKE BAC » 2019 : retour sur un mouvement historique dans l’éducation nationale

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Jean-Michel Blanquer, © Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Le baccalauréat 2019 restera dans les annales. Vendredi 5 juillet, les lycéens sont venus prendre connaissance de leurs résultats. De nombreux bacheliers ont pu découvrir l’ajout d’une feuille leur précisant que certaines de leurs notes avaient  été remplacées par une note provisoire correspondant à la moyenne de leurs notes de livret scolaire. En effet, des professeurs, dont je fais partie, ont fait 3 jours de grève pour retenir la publication des notes afin de protester contre la réforme du lycée. Plutôt que d’ouvrir un dialogue avec les personnels, le ministre de l’Education nationale, Monsieur Blanquer, s’est engagé à ce que tous les résultats soient publiés vendredi. Ils l’ont été. Dans des conditions catastrophiques et parfois illégales.

Entre inégalités de traitement et pressions hiérarchiques

Cette notation reconstituée a été désastreuse en termes d’égalité de traitement : tandis que certains lycéens ont bénéficié de notes « clémentes » du livret scolaire, d’autres ont été évalués sur l’épreuve du bac. Cela signifie donc que les élèves n’ont donc pas été évalués selon les mêmes modalités. De plus, pour les élèves dont le livret scolaire était manquant, des notes ont été « inventées » par des jurys de délibération bien souvent déserts, car de nombreux professeurs ont fait grève

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