Friday For Future, un mouvement étudiant au potentiel inédit

Le 15 mars a été historique pour le « mouvement climat ». Plus de 1,4 million de jeunes ont défilé dans 125 pays et 2083 villes. Cette mobilisation universelle pour un sujet largement prospectif est inédite dans l’histoire. Le lendemain, la France transforme l’essai de la massification avec la Marche du siècle, dédiée à la convergence entre justice sociale et écologie. L’essor des grèves pour le climat transcende les réalités nationales et laisse entrevoir une autre facette de la mondialisation, positive cette fois. Néanmoins, ce mouvement peine à déterminer des perspectives concrètes ainsi qu’une stratégie.

Le premier volet de cet article d’analyse est focalisé sur le mouvement Friday For Future, initié par la jeune Suédoise Greta Thunberg, et le deuxième traite des perspectives post Marche du siècle pour le mouvement climat français.

La première journée de grève mondiale pour le climat, l’amorce d’une nouvelle ère ?

Depuis aout 2018, la jeune Suédoise Greta Thunberg appelle à la grève scolaire pour le climat. « À quoi ça sert d’aller à l’école si on n’a pas de futur ? » Dans son sillage, un vaste mouvement de grève lycéenne hebdomadaire a essaimé. Cela a commencé en Australie, avant de s’étendre rapidement à d’autres pays anglo-saxons et

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter