Histoire globale et populaire : Des alternatives au « roman national » ?

©Piero d’Houin dit Inocybe. Licence : Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.
A l’heure où Emmanuel Macron se pose en président « jupitérien », dernier symptôme d’une certaine nostalgie monarchique, il est intéressant de se pencher sur le rapport que chacun entretient à l’imaginaire national et donc à l’Histoire de France. Si l’usage opportuniste de l’Histoire par les politiques n’est pas nouveau, la cristallisation du débat public français sur le thème de l’identité à partir des années 1980 vient relancer l’intérêt des politiques pour ce que peut être, selon Ernest Renan, le « riche legs de souvenirs » de la nation. Plus récemment, on a ainsi vu Marine Le Pen faire de Jeanne d’Arc « la plus extraordinaire héroïne de notre roman national » et, campagne présidentielle oblige, François Fillon souhaiter « réécrire les programmes d’histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national ». Il faut rappeler que les manipulations historiques sont loin de se cantonner au champ politique. Sous couvert de vulgarisation, éditorialistes et “historiens de garde” – à l’image de Max Gallo, récemment disparu – trouvent dans les médias un espace privilégié pour propager une vision fantasmée de l’histoire de France, et ce jusque dans les commentaires du Tour de France.

 

L’histoire

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter