Julian Assange, un défi permanent lancé à l’ordre mondial – Entretien avec Juan Branco

Juan Branco est conseiller juridique de Julian Assange. Docteur en droit, il travaille comme avocat ainsi que comme chercheur à la Yale Law School. Ex-collaborateur à la Cour Pénale Internationale, il en a tiré un livre (L’ordre et le monde) dans lequel il accuse la Cour d’être au service des États les plus puissants. Ses analyses portant sur Wikileaks, les relations internationales et les questions de souveraineté nous ont intéressés ; nous avons décidé de le rencontrer.

LVSL – Vous êtes conseiller de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, qui est réfugié à  l’ambassade de l’Équateur à Londres depuis juin 2012, après avoir fait l’objet de poursuites aux Etats-Unis pour espionnage et d’une enquête préliminaire pour viol en Suède. En février 2016, l’ONU a reconnu son statut de prisonnier politique, et peu après les poursuites ont été abandonnées en Suède. Durant sa campagne, Donald Trump semblait moins hostile envers Assange que son adversaire. Comment voyez-vous l’évolution de la situation de Julian Assange dans les mois à venir ?

Juan Branco – Cette première étape était très importante car elle nous a permis de démontrer que sa situation dans l’ambassade était liée non pas à des accusations de droit commun

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