La France est sur le toit du monde !

C’est fini ! Après des semaines et des semaines où nous avons rêvé, vibré et partagé les peurs et les enthousiasmes des Bleus, l’équipe de France a gagné la Coupe du monde. Quoi qu’il arrive, cette victoire aura une signification politique, comme toujours dans l’histoire. Dans les prochaines semaines, deux récits vont s’affronter pour prendre en charge la signification de cette victoire : le premier s’inspire de l’esprit et de la philosophie imprimés par Didier Deschamps. Cette philosophie se base sur les valeurs du milieu dont vient le sélectionneur de l’équipe de France : celui des petits artisans et des gens simples de son Pays-Basque natal. Le second récit s’appuie sur l’individualisme. Il culpabilisera ceux qui ont le malheur de ne pas avoir l’exceptionnel parcours de Kylian Mbappé, et célébrera ce self-made man parti de Bondy sans rien et qui finit roi du monde à seulement 19 ans. 

Mon histoire avec le foot commence un 9 juillet 2006. Des Bleus décriés et critiqués par tous les “experts” du ballon rond dominent alors la Coupe du monde de leur expérience, de leur puissance physique et de leur génie technique. Pourtant, la Coupe du monde a mal commencé. Zidane, qui prendra sa

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