La mèche a t-elle été allumée dans la poudrière du Caucase ?

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Soldats du 8ème régiment de la république auto-proclamée du Nagorno-Karabakh (Artsakh) sortant d’une tranchée du front d’Agdam en 2004

La récente opération militaire menée par l’Azerbaïdjan a pour but l’affirmation de son autorité sur une région au statut contesté : l’Artsakh. Membre à part entière de l’Azerbaïdjan au regard du droit international, elle est dans les faits largement indépendante. Ces événements s’inscrivent dans la continuité de plusieurs décennies de tensions entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie voisine, qui a longtemps convoité l’Artsakh pour y soutenir la population majoritairement arménienne – avant de soutenir son droit à l’exercice de la souveraineté. Derrière ce conflit de légitimité, où s’affrontent les principes du droit à l’autodétermination et du respect de l’intégrité territoriale, on trouve les intérêts des puissances régionales qui profitent de l’instabilité ambiante pour avancer leurs pions. 

Ce dimanche 27 septembre, l’Azerbaïdjan a lancé une opération militaire offensive de grande envergure à l’aide de drones, hélicoptères, chars et artillerie. Le pays, par l’intermédiaire de son ministre de la Défense, affirme lancer une contre-offensive pour répondre à de récentes opérations militaires de la part de l’Artsakh et de l’Arménie. Néanmoins, plusieurs pays dont la France affirment que, selon toute vraisemblance, l’offensive serait injustifiée.

Plusieurs villes et lignes de front subissent des bombardements azéris continus, mais l’Artsakh et l’Arménie prétendent contenir l’offensive. Des combats d’une grande

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