« Le logement est un angle mort du mouvement social » – Entretien avec François Piquemal

François Piquemal @AnnaD

Le logement est depuis quelques temps le sujet catalyseur d’une contestation sociale en différents endroits du globe : à Berlin, à Barcelone, mais aussi un peu partout en France. Ce mouvement nous rappelle combien cette problématique est devenue centrale, en particulier dans les métropoles. Porte-parole du DAL Toulouse/Haute-Garonne, François Piquemal, qui enseigne les lettres, l’histoire et la géographie en lycée professionnel, a aussi lancé avec des amis la mini-série de vulgarisation J’y suis J’y reste, sur la question du droit à la ville à Toulouse. Avec lui, nous avons souhaité évoquer la question du logement, qui demeure extrêmement complexe, car profondément corrélée à toutes les problématiques urbaines d’inégalités sociales.

LVSL Pour commencer, pourriez-vous nous rappeler le contexte succinctement ? Lorsqu’on traite de la problématique du logement en France, de quoi parle-t-on exactement ?

François Piquemal : Concrètement, on parle d’a-minima 143 000 personnes sans-abris, plus de 3 millions de logements vacants, 4 millions de personnes mal-logées, 12 millions en précarité énergétique, 12 millions fragilisées par rapport au logement, 2 millions de logements insalubres et autant de demandeurs HLM. Il y a aussi une spéculation continue sur le logement, qui entraîne une envolée des prix de l’immobilier. Toutes

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