Le retour de Daesh

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Char de l’Etat islamique à Raqqa ©Qasioun News Agency [CC BY 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0)]

Proclamé vaincu après la chute de Raqqa en octobre 2017, le groupe État islamique (EI), loin d’être abattu, conserve une présence en zone irako-syrienne et se réorganise, en Afrique comme en Asie.

À bien des égards, la montée soudaine de l’EI en 2014 et sa défaite tout aussi spectaculaire en 2017 apparaît pour les experts et les médias comme une terreur nocturne dont le souvenir en est brisé au petit matin. À l’origine spécialiste reconnu d’Israël, l’historien Pierre Razoux, dans son entretien du 6 juillet 2018 pour Geostrategia, avance que l’État islamique est une organisation finie, que ses djihadistes attendent de ressortir sous un nouveau nom et qu’Al Qaïda, passée au second plan, retrouve ses forces et ne pourra, mécaniquement, que sortir vainqueur de ce schisme dans le monde djihadiste. En tout état de cause, il semblerait que Pierre Razoux et les autres experts sur la question qui soutiennent ces opinions oublient la phrase tirée du livre premier de De la Guerre de Clausewitz :

« Finalement, l’issue ultime d’une guerre tout entière ne peut jamais être conçue comme un absolu ; souvent l’État vaincu y voit plutôt un mal temporaire, auquel les circonstances politiques de l’avenir pourront remédier. »

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