Le temps “des jolies colonies de vacances” est-il révolu ?

Sorti en 2006, le film Nos jours heureux avait réuni 1,5 million de spectateurs, avant de devenir culte pour toute une génération. Dans le même temps, les colonies de vacances traversent une crise multiforme profonde qui les fait peu à peu disparaître. Comment expliquer la désaffection du public pour ces structures qui participaient autrefois de la promesse d’égalité républicaine ? 

Alors que trois associations du secteur – la Jeunesse en Plein Air, l’Union Nationale des Associations Familiales et Solidarité Laïque – annonçaient qu’un Français sur trois dont 3 millions d’enfants ne partiraient pas en vacances cet été, cette question est plus pertinente que jamais. Il est temps d’interroger et de comprendre les maux que rencontrent ces colonies, qui ont pourtant permis à des générations d’enfants de partir en vacances, et qui continuent à imprégner l’imaginaire collectif. Auparavant creuset de la mixité sociale, les “colos” ciblent de plus en plus un public particulier, en prenant en compte l’âge, le genre ou encore le milieu social, et séparent là où elles créaient avant du commun.

Temps de socialisation exceptionnels chargés de représentations qui façonnent l’imaginaire collectif, les colonies de vacances ont été créées afin de donner

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