Les leçons de la mobilisation étudiante contre la loi ORE et Parcoursup

Mobilisations étudiantes, mai 2018 © Julian Calfuquir

Le printemps dernier a été marqué par une mobilisation inédite des étudiants contre les projets de loi ORE (Orientation et réussite des étudiants) et Parcoursup. Avec une intensité qui n’avait pas été vue depuis plusieurs années, ce mouvement social a permis de cristalliser l’engagement des jeunes contre les politiques de plus en plus ouvertement néo-libérales du gouvernement. Cette mobilisation étudiante a pris corps dans un climat social sous tension, marqué par la grève des cheminots, les mobilisations contre la loi Asile et immigration et la grève des personnels des services hospitaliers. Aujourd’hui, le projet de loi d’augmentation des frais d’université pour les étudiants étrangers ravive les débats du printemps dernier et interroge plus largement les menaces qui pèsent sur le système public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Alors, quelles leçons tirer de la mobilisation du printemps dernier ? Par Julian Calfuquir-Henriquez et Manon Coléou.

 

Aux origines de la mobilisation

Les contours de la loi qui a donné naissance au dispositif Parcoursup ont été annoncés en octobre 2017 par la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal. Son annonce a d’emblée entraîné le mécontentement des étudiants et du corps enseignant. En effet, un parallèle s’est rapidement dessiné avec la mobilisation

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