Normalisation des relations entre le Maroc et Israël : décryptage d’un accord aux retombées multiples pour Rabat

Réception de la délégation israélo-américaine le 22 décembre 2020 au Palais Royal de Rabat par le Roi Mohamed VI © محمد سيدى للكتابة

Dans la lignée des récents accords conclus entre des pays arabes et Israël, le Maroc accepte de normaliser à son tour ses relations avec l’Etat hébreu. Les retombées de ce deal entre Rabat, Washington et Tel-Aviv – au premier rang desquelles la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental – ont fait trancher le régime marocain en faveur de cet accord. Au détriment de l’opinion de la société marocaine ?

Et un de plus. Le 12 décembre dernier, le Maroc est devenu le sixième pays arabe à reconnaître officiellement l’existence de l’Etat d’Israël : le troisième sous la présidence de Donald Trump, après le Bahreïn, les Emirats Arabes Unis et le Soudan. Qualifié de « percée diplomatique historique » par Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères marocain, de « dangereux » pour James Baker, l’ex-envoyé spécial de l’ONU au Sahara Occidental, cet accord prévoit la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental par les Etats-Unis, en échange d’une normalisation des relations israélo-marocaines, rompues officiellement depuis l’intifada palestinienne de 2000 par le gouvernement socialiste d’Abderahman El Youssoufi.

Une décision délicate, qui se justifie par la primauté d’une cause nationale sur une cause panarabe dans l’impasse depuis l’échec des accords d’Oslo en

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