40 ans après Bloody Sunday : l’Irlande du Nord toujours fracturée par les séquelles de la guerre civile

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Wikimedia Commons

« How long must we sing this song ? » « This song », celle que le groupe irlandais U2 a intitulé « Sunday Bloody Sunday », en référence à un sombre dimanche de 1972 où quatorze manifestants catholiques trouvèrent la mort sous les balles de l’armée britannique, a été érigée au rang de symbole de la guerre civile irlandaise. Ce conflit politique et religieux de plusieurs décennies opposa les « républicains », partisans d’une Irlande catholique unifiée, aux « loyalistes », fidèles à la couronne d’Angleterre. Combien de temps encore les échos de la guerre civile se feront-ils entendre ? En 1998, la signature des Accords du Vendredi saint y mettait officiellement fin. En vingt ans, le recours aux armes a cédé la place à la confrontation des mémoires et des symboles. Un nouveau champ de bataille sur lequel trouvent à s’exprimer les fractures de la société nord-irlandaise, qu’aucun accord de paix n’a pu réparer. 

C’est l’un des points d’achoppement majeurs des discussions autour de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne : le statut de la frontière qui sépare la République d’Irlande, indépendante, des six comtés composant l’Irlande du Nord, rattachée au Royaume-Uni. Le Brexit ouvre la porte à un scénario pourtant explicitement rejeté par les signataires des accords de paix de 1998,

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