Quel legs intellectuel pour la postmodernité ?

© Wolfram Huke

Les symptômes identitaires de l’activisme postmoderne font aujourd’hui partie du paysage sociopolitique et sont souvent l’objet d’une médiatisation intense. Pourtant, la pensée qui les sous-tend n’est pas toujours bien comprise. Les théoriciens de la postmodernité demeurent ambigus à ce sujet et ne font pas toujours l’économie de contradictions ni d’incohérences inhérentes à l’idée qu’il n’existe pas de connaissance stable. Un moment considéré comme un phénomène de mode intellectuel, son influence a dépassé les frontières universitaires pour s’insinuer dans le domaine public, en Europe comme outre-Atlantique et dans le reste du monde.

 

L’heure du bilan : où en est-on avec la postmodernité ?

La sorte de confusion dans laquelle le concept de postmodernité demeure enlisé depuis maintenant quelques décennies force l’interrogation. Comment opérer la synthèse d’une notion revendiquée par des disciplines aussi diverses que l’architecture, la littérature ou encore la philosophie ? Qu’y a t-il de commun entre l’usage qu’en font les auteurs ou artistes américains et européens ? Plus encore, y a t-il un sens à reconstituer une pensée qui réfute l’existence d’une réalité stable, qui intègre les incohérences et les contradictions, qui semble se définir essentiellement par la négation et qui ne se théorise elle-même jamais en tant que telle ?

L’envers

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