Sauver le climat, renouveler la démocratie : l’épopée de la Convention citoyenne pour le climat

Les 150 lotis. © Convention Citoyenne pour le Climat

La Convention citoyenne pour le climat a publié dimanche 21 juin ses recommandations destinées à « réduire les émissions de gaz à effet de serre françaises d’au moins 40 % par rapport à 1990, dans un esprit de justice sociale ». Exercice inédit de démocratie délibérative, cette Assemblée citoyenne tirée au sort apporte de nombreux enseignements politiques et sociaux. D’où vient-elle ? Qu’a-t-elle décidé et comment ? Quelles perspectives ouvre-t-elle ? À quelles mobilisations appelle-t-elle ? Tentative d’état des lieux.

La Convention est née grâce aux luttes

Le vote final des mesures de la Convention est « un rendez-vous historique à bien des égards » selon Hélène Landemore, professeure de sciences politiques à l’Université de Yale. C’est, pour commencer, un produit des luttes de son époque.

La politique d’Emmanuel Macron en matière d’écologie était à l’automne 2018 dans une complète impasse. Nicolas Hulot, alors Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, annonçait sa démission en direct sur France Inter 1. D’un ton abattu, le ministre démissionnaire confiait l’impuissance d’une politique de « petits pas », et d’accommodements libéraux, face aux menaces du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité.

À partir du 8 septembre 2018, les marches pour le climat battent le pavé, rassemblant parfois près de 150 000

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