Survivre d’amour et d’eau froide : la solidarité dans un squat de sans papiers

Pour certains, ne pas chercher un endroit où dormir chaque soir est un privilège. C’est le cas des migrants du squat de la Poterie, à Rennes. Les cultures et les langues sont diverses, parfois les esprits s’échauffent et ne se comprennent pas. Mais souvent, les amitiés se lient.

Kati a de la chance. Pourtant elle vit dans un studio de quinze m2 sans eau chaude ni chauffage avec ses deux filles. Un grand matelas par terre et un lit mangent la moitié de la pièce, un écran de télé démesuré avale le reste. Tout respire le provisoire et la récupération. Aucune photo, seulement des peluches et quelques jouets pour Raphina, sa grande fille de 3 ans et demi, qui voudrait devenir princesse. Gabriella, même pas un mois, dort sur le lit à côté de sa maman. Au moins pour quelques temps, elles ont un chez elles.

« Pour le ménage, les hommes sont plus au rendez-vous que les femmes »

Leur foyer, c’est le squat de l’association Un Toit, c’est un droit, où vivent 160 migrants, dans 2400 m2 de couloirs. Ils occupent cette ancienne maison de retraite depuis juin, après que la justice leur ait accordé le droit

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