Loi « urgence coronavirus » : la stratégie du choc du gouvernement

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La loi “urgence Coronavirus” a provoqué de vifs débats dans l’Hémicycle © Tangui Morlier

Le projet de loi « urgence coronavirus », porté par le gouvernement afin de répondre à la crise sanitaire que traverse le pays, a été adopté définitivement par l’Assemblée nationale. Certaines mesures promettent une régression considérable en termes de droit du travail : l’article 17 prévoit notamment que certains secteurs pourront déroger aux 35h, tandis que la possibilité pour l’employeur de choisir les dates de prise de RTT de ses employés a été retenue. Promulguée dans un contexte de crise et d’urgence, le gouvernement a pourtant refusé d’inscrire le caractère provisoire de ces mesures dans cette loi. Un coup rude pour les acquis sociaux des salariés, au sein d’une crise sanitaire qui frappe déjà de plein fouet les travailleurs aux statuts les plus précaires et les moins valorisés. Le gouvernement profite-t-il de l’absence de toute possibilité de mobilisation citoyenne pour mettre en œuvre sa « stratégie du choc » ?

Qu’est-ce que la loi « urgence coronavirus » ?

Adoptée après quatre jours de débats au Sénat et à l’Assemblée nationale, la loi « urgence coronavirus » autorise l’exécutif à légiférer par ordonnance en de nombreux domaines afin de résoudre la crise du Covid-19. En tout, ce sont 43 ordonnances qui ont été votées en présence d’un

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