Télésurveillance à l’université : quand la crise du COVID est prétexte à l’extension de procédés intrusifs

Reconnaissance automatique des visages, détection de comportements suspicieux, analyse de l’environnement de l’étudiant, etc. Depuis le début de la crise du COVID-19, les services du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche encouragent des dispositifs intrusifs visant à éviter les fraudes aux examens universitaires. Précipitées par la crise, ces solutions seraient illégales et inégalitaires selon l’avis de nombreux observateurs. 

Les solutions du ministère

La crise du COVID a considérablement modifié les modalités d’enseignement et d’examens à l’université. En mars dernier, la direction générale de l’Enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) recommande, entre autres, dans le cadre de son Plan de continuité pédagogique la mise en place de la télésurveillance des examens. En effet, dans ce document, il est préconisé que « les examens écrits nécessitent une télésurveillance particulière qui permet de vérifier l’identité de l’étudiant et d’éviter les fraudes. Ils nécessitent donc un recours à des services de télésurveillance ». Aussi, le ministère liste dans cette même fiche les fournisseurs de service européens ayant l’habitude de travailler avec les universités. Avant la crise, Sorbonne Université ou l’Université de Caen Normandie « en pointe sur la question de la télésurveillance » selon le ministère, avaient déjà testé ce dispositif. Depuis

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