Tribune : Emmanuel Macron et l’histoire de (la start-up) France – Par Philippe Légé

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Philippe Légé est enseignant-chercheur en économie à l’université de Picardie Jules Verne. Dans cette tribune, il traite du rapport d’Emmanuel Macron au pouvoir. Aspirer à combler le vide laissé par la mort du Roi est une erreur, il faut au contraire poursuivre l’effort de “déroyalisation” entamé à la Révolution Française.

En bus ou en marche, le Président Macron conduirait le pays au désespoir. Son programme économique consiste à prolonger la politique menée avec une grande constance depuis trois décennies alors même que celle-ci n’a « abouti qu’au recul continuel de la production industrielle et à la hausse du chômage »1. Le candidat est un parfait technocrate complètement coupé de la vie des Français : Sciences Po, l’ENA, l’Inspection des finances puis la commission Attali et la banque Rothschild. Emmanuel Macron explique que « la vie d’un entrepreneur est plus dure que celle d’un salarié » et qu’il connaît la survie car il avait seulement 1 000 euros par mois lorsqu’il était étudiant. Une somme pourtant très supérieure aux bourses étudiantes (qui s’échelonnent entre 100 et 555 euros mensuels).

Emmanuel Macron n’est pas seulement atteint du syndrome Marie-Antoinette, il a aussi une conception très particulière de la politique française et

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