Vaccins : la faillite des industriels et laboratoires privés

Vaccin contre le COVID-19. © Daniel Schludi – Unsplash

Un mois après les premières vaccinations, l’objectif d’un million de vaccinations (et non de vaccinés puisque la vaccination comporte deux injections) a été atteint. Pourtant, l’ambiance, au gouvernement comme dans la population, n’est pas aux réjouissances. Face à la pénurie et aux risques des variants émergents, les industriels peinent à réaliser leurs promesses. Le moment ne serait-il pas venu pour les gouvernants de privilégier la santé publique au profit privé ?

Inutile de revenir trop longuement sur les échecs successifs qui ont rythmé la gestion de la crise sanitaire en France, concernant les masques, les tests, et le traçage. On peut maintenant y ajouter les vaccins. Certes, et comme aime à le faire Jean Castex, on pourrait se rassurer en rappelant que nous ne sommes pas les mauvais élèves de l’Europe en terme de mortalité. Mais ce serait oublier que l’Europe souffre avant tout de la comparaison avec les pays d’Asie. Au rebours des leaders européens, les dirigeants asiatiques, marqués par l’épidémie de SARS au début des années 2000, ont choisi dès le début de la pandémie une stratégie « zéro covid » agressive. Au 1er février 2021, la France compte plus de 70 000 morts, pour 1424 en Corée du Sud, 909 en

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