Panneau publicitaire Airbnb situé à proximité d'une autoroute urbaine à San Francisco. © Fonts In Use.
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Les locations touristiques rentrent aujourd’hui en concurrence avec le parc locatif traditionnel. Elles menacent la capacité de nombreux ménages à se loger. Assimilant nos foyers à un service marchand ou à un capital à rentabiliser, elles pulvérisent le droit au logement qui a valeur constitutionnelle depuis 1946 en France. Il est urgent de les soumettre à des réglementations strictes et d’envisager leur interdiction pure et simple dans certains territoires. Cette analyse de Jean Vannière constitue le deuxième volet du dossier du Vent Se Lève consacré au « crépuscule des services publics ».


L’expression nous vient du journal Le Monde, dont on reconnaîtra qu’il n’a pas coutume d’abuser des hyperboles : « Airbnb et les plateformes de location touristique sont en train de cannibaliser le parc de logements des grandes villes », au point d’en priver les ménages les plus vulnérables, parmi lesquels étudiants, jeunes actifs et travailleurs précaires[1].

La formule a ses précédents. Le New Yorker évoque une « invasion » d’Airbnb à Barcelone et le « règne zénithal d’un nouveau genre de logement barbare au design standardisé, indifférencié, vaguement scandinave, esthétiquement neutre, lisse et pauvre »[2]. Le Guardian dénonce un « rapt mondial de nos logements » par la firme[3]. Wired annonce l’« âge du tout-Airbnb », s’inquiétant de la financiarisation et de l’imposition du schème néolibéral dans le logement qu’augure le modèle économique d’Airbnb, qui viole désormais jusqu’à l’intimité de nos pénates[4].

Avec Airbnb, le logement n’est plus rien d’autre qu’un bien marchand. Fait inédit dans l’Histoire, il se transforme en un produit « liquide » au sens baumanien du terme : un capital monnayable, échangeable et consommable sur le Marché, soumis au calcul maximisateur d’un homo œconomicus torturé par le montant de la rente locative qu’il va pouvoir en extraire. Le Monde voit d’ailleurs dans ce processus de marchandisation du logement l’une des causes de la corrosion des liens familiaux[5]. Bien souvent, les solidarités entre parents et enfants ou membres d’une même fratrie ne résistent pas au fait que le foyer familial se transforme en chambre d’hôtes et qu’il devienne obligatoire de booker le droit d’y dormir.

À l’origine, l’utopie Airbnb promettait pourtant l’avènement d’un Homme nouveau, « citoyen du monde ». Sa vision du city-break clés en main nous vendait l’horizon parousiaque d’un cosmopolitisme facile, démocratique et universel, car enfin accessible à tous. Elle était vantée par une formule commerciale vaporeuse, fleurant l’oxymore : « belong anywhere » (chez soi partout dans le monde). Le grand rêve d’Airbnb nous fit oublier qu’en ce bas monde, l’Homme demeure un être fait de chair et de stases. Il a besoin d’un chez-soi et d’un toit bien à lui. Icare finit donc par brûler les ailes de son EasyJet. L’orgueilleux mirage libéral — et léger délire de toute-puissance — du any place, d’un Homme abstrait des frontières terrestres, de tout ancrage matériel et de toute limite, se dissipa. Il laissa place au cauchemar du no sense of place (nulle part chez soi).

Mark Wallinger, The World Turned Upside Down. © The LSE Library.

Airbnb abîme l’Homme, son habitat et son écologie. La plateforme tue le voyage en le désenchantant. Elle neutralise le sens du lieu, du foyer, de l’accueil, de l’enracinement[6] et de la citoyenneté. La location touristique nous impose aujourd’hui une vision wébérienne glacée et managériale du foyer, de la ville et de l’œcoumène, similaire à celle du film Gloria Mundi[7]. Elle est marquée par la toute puissance du Marché. Désubstantialisée et appauvrie pour les locataires-clients, réduits à l’état d’enfants-consommateurs, de Golem drogués se « défonçant » à la mobilité et au tourisme — de nos jours, l’expression « travel addict » traduit cet état de manque chronique, bien qu’elle soit censée être méliorative en anglais —, particules atomisées circulant à la manière d’un fluide entre halls d’aéroports et autres non-lieux d’un espace mondial néolibéralisé : plat et hors-sol[8], réticulaire[9], décloisonné et compétitif. Rationalisée, économicisée et déshumanisée pour les ménages plaçant leur « bien » en location, consumés par la violence d’un calcul utilitariste qui pénètre leurs vies intimes et familiales. Consumés par la question de savoir comment faire un maximum d’argent avec leur logement.

Le logement français, proie de choix des locations touristiques

À défaut d’avoir encore liquidé les liens de solidarité dans nos familles et nos quartiers, les plateformes de location touristique — Airbnb en tête, mais également Booking, Abritel, HomeAway ou Le Bon Coin — ont déjà réussi à s’emparer de nos métropoles. En 2018, Airbnb a enregistré 330 000 logements mis en location touristique dans les communes-centre des dix plus grandes aires métropolitaines de France (Paris, Marseille, Lyon, Nice, Montpellier, Strasbourg, Nantes, Toulouse, Bordeaux et Lille), soit 25 % de plus que l’offre hôtelière traditionnelle qui ne comptait plus que 260 000 logements disponibles en 2018 selon l’INSEE, et dont le volume d’activité ne cesse de décliner depuis 2015 dans ces grandes villes[10].

En 2018, Airbnb a enregistré 330 000 logements mis en location touristique dans les communes-centre des dix principales métropoles de France

Il faut dire que la firme a tous les arguments pour convaincre les ménages occupants de céder à ses sirènes, à commencer par un modèle économique tentateur. Selon une étude de Meilleurs Agents et du JDN effectuée en 2016, toutes choses égales par ailleurs, les locations Airbnb rapportent en moyenne 2,6 fois plus par mois que la location classique en France[11]. L’écart de rentabilité se creuse de façon encore bien plus considérable dans les quartiers qui constituent le cœur battant du nouveau marché mondial de la location touristique. La base de données AirDNA et le site d’Airbnb ont par exemple permis de constater des écarts de niveaux de prix supérieurs à cinq par rapport à ceux pratiqués au mois par le secteur locatif traditionnel dans les secteurs du Marais, de la Place Vendôme (Paris), des Allées de Tourny (Bordeaux) ou de la Place Gutenberg (Strasbourg)[12].

Listings Airbnb à Strasbourg, dans la Grande Île, autour du TGI et à la Krutenau. © AirDNA.

Le marché immobilier français constitue ainsi une proie de choix pour les plateformes de locations touristiques. Avec un volume de chiffre d’affaires de 11 milliards de dollars en 2018, l’Hexagone représente le deuxième marché national d’Airbnb, juste derrière les États-Unis. Toujours selon la plateforme, c’est également le marché national de grande taille en plus forte progression en termes de volume de logements nouvellement mis en location, devant les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. Cette croissance insolente est confirmée par l’INSEE, qui a enregistré une centaine de millions de nuitées dans des logements loués via les plateformes internet en 2018 en France, et une progression de respectivement 25 %, 19 % et 15 % de ce nombre de nuitées en 2016, 2017 et 2018[13] — soit de plus de 70 % en trois ans.

Le Carrousel Disney dans la métropole

Chaque loup n’entre pas dans la bergerie de la même façon. Déjà météorique, la croissance d’Airbnb est encore plus fulgurante et retorse dans les grandes métropoles. Selon le New Yorker, 20 millions de touristes prennent désormais d’assaut Barcelone chaque année grâce à ces plateformes[14]. Le Guardian et Inside Airbnb relèvent quant à eux qu’avec plus de 65 000 logements mis en location touristique sur la plateforme, Paris occupe la deuxième place mondiale — derrière Londres et ses 80 000 logements — des villes proposant le plus d’annonces de locations touristiques Airbnb, fin octobre 2019[15] [16]. Selon Le Monde, Paris est même de loin première du classement si le nombre d’annonces est rapporté au nombre total de logements du parc résidentiel. 3,8 % du parc parisien est actuellement proposé en permanence à la location via Airbnb, contre 1,5 % à Rome et 1,2 % à Londres[17].

À Paris, ce sont plus de 35 000 logements qui ont définitivement quitté la location classique pour rejoindre la location touristique via les seules plateformes Airbnb et HomeAway[18]. En effet, selon les données compilées par AirDNA, en 2019, 75 000 logements parisiens sont désormais mis en location sur leurs sites internet, dont 35 000 plus de quatre mois par an[19]. On peut dès lors considérer qu’ils perdent leur vocation résidentielle[20] [21]. Ce sont donc autant de logements qui sont officiellement transformés en logements occasionnels, résidences secondaires ou logements vacants aux yeux de la typologie des fichiers logement de l’INSEE que démographes, statisticiens et professionnels du monde de l’habitat connaissent bien, mais qui est malheureusement incapable de rendre compte de l’ampleur et de la gravité du phénomène[22].

À Paris, plus de 35 000 logement ont définitivement quitté la location classique pour rejoindre la location touristique via les plateformes Airbnb et HomeAway

Plus encore que Paris cependant, ce sont les grandes métropoles provinciales qui sont les premières victimes de la vampirisation d’Airbnb. Déjà en 2018, selon Le Monde, le pourcentage du parc immobilier des communes de Bordeaux (3,7 %), Strasbourg (3,4 %) et Nantes (3,1 %) mis en location à l’année sur Airbnb était bien supérieur à celui de Paris (2,5 %).

Ces chiffres peuvent paraître modérés. Ils masquent cependant une réalité bien plus prononcée. Contrairement à l’Allemagne ou à la Suisse, en France, le parc locatif ne représente qu’une minorité — un tiers — du parc de logements[23]. Certes, dans le cœur des grandes métropoles, ce pourcentage est plus élevé. Néanmoins, si l’on tient compte du statut d’occupation, c’est en fait une part bien plus considérable du parc locatif qui est préemptée par les locations touristiques ; plus de 8 % à Bordeaux.

Listings Airbnb à Bordeaux, de Saint-Michel aux Allées de Tourny. © AirDNA.

Le phénomène est encore plus spectaculaire si l’on considère également les logements qui ont été occasionnellement proposés à la location sur Airbnb au cours de l’année. Selon les chiffres de l’Observatoire Airbnb — une plateforme internet de diffusion de données sur le développement des locations touristiques fondée par Matthieu Rouveyre, un élu PS bordelais —, 6,5 % du parc de logements de la commune de Paris et environ 15 % de son parc locatif ont fait l’objet d’au moins un listing au cours de l’année. À Bordeaux, c’est le cas de 9,3 % du parc de logements et environ 20 % du parc locatif[24].

Quand Marché et « écologie » privent les ménages de leur logement

Cette préemption du parc locatif par les plateformes de locations touristiques est en large partie responsable de la hausse accélérée de la construction de nouveaux logements dans les principales métropoles, confrontées à une demande en état d’insatisfaction chronique et dévoreuse de foncier. Ce phénomène est à l’origine du paradoxe suivant : celui d’une augmentation récente très nette du nombre de mises en chantier de bâtiments à usage résidentiel dans les grandes métropoles au cours des dernières années, bien supérieure à ce qui pourrait être expliqué par leur croissance démographique modérée ou la réduction de la taille de leurs ménages, certes plus gourmands en logements[25]. En clair, nos villes continuent de se bétonner et de s’étendre en grande partie parce qu’elles laissent libre cours à la voracité de la location touristique et à d’autres usages superfétatoires du logement — développement de trophy properties et d’un parc immobilier de prestige laissé vacant durant la majeure partie de l’année, etc[26].

Pendant ce temps, l’État français « se retire ». Prisonnier de ses propres antagonismes, il se contente désormais de piloter des politiques d’aménagement dites « écologiques » mais inefficientes, injustes et antisociales. Pire, pour justifier ces dernières, l’État se dote de concepts opérationnels non seulement creux et ineptes, mais surtout fallacieux. Empêtré dans les injonctions contradictoires à la compétition économique et à la conservation écologique dictées par la Commission Européenne[27], le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire se donne par exemple pour objectif chiffré — l’obsession du chiffre étant la grande maladie de l’action publique de notre temps selon Alain Supiot[28] — d’atteindre « zéro artificialisation nette des sols » en France d’ici 2050[29].

L’État refuse de regarder en face l’une des principales raisons de la surconsommation actuelle de logements et de foncier

Multipliant les objectifs abscons, l’État refuse de regarder en face l’une des raisons de la crise du logement et de la surconsommation abusive de foncier à l’heure actuelle : la prédation du parc locatif imposée par un secteur de la location touristique dérégulé. En pleine croissance, ce dernier est dopé par les modes de vie gourmands en logements d’une leisure class mondiale avide de voyages, qui perçoit le cosmopolitisme comme une marchandise cool, un capital bourdieusien ou une consommation véblénienne. Sous son influence culturelle, le monde entier entreprend son Grand Tour, brandissant la mobilité internationale comme un droit individuel et opposable à la distinction sociale, à l’ostentation ou à l’attention de soi-même. Treat yourself ! Le grand nombre revendique son touring express du Château des ducs de Bretagne ou de la Cathédrale de Strasbourg, son instant fooding instagrammable chez Baillardran ou dans le Pletzl de la rue des Rosiers, et son selfie devant la Joconde ou le Miroir d’eau. Pendant ce temps, entre deux déplacements, les happy few s’arrogent quant à eux un séjour d’une nuitée dans une suite locative extravagante de la rue François-Ier, et leur care and pamper time dans une boutique exclusive de l’ouest du boulevard Saint-Germain[30].

Touristes maniant un selfie stick sur l’Esplanade du Trocadéro à Paris. © Associated Press.

Logiquement, la nouvelle concurrence des logements-marchandises créée par la location touristique soumet le parc locatif traditionnel à une tension sévère, dans un contexte où l’État met par ailleurs tout en œuvre pour réduire la disponibilité du foncier. Les premières victimes de ce malthusianisme du Marché « écologique » sont les ménages résidents à l’année et à faibles revenus. Dans les métropoles françaises, la périurbanisation de leurs domiciles se poursuit. Mal vécue, elle a perdu son caractère « glorieux » des années 1990, étant davantage synonyme de trajets domicile-travail ou domicile-services accrus, dont la pénibilité est dénoncée par ces derniers mais niée par les pouvoirs publics[31]. La décennie 2000 et la financiarisation du logement sont passées par là. Depuis l’implosion du « tunnel de Friggit » en 2002, les prix immobiliers pratiqués dans les cœurs des grandes métropoles françaises ont connu une envolée stratosphérique[32]. Nombreux sont les ménages qui n’ont plus les capacités financières de s’y loger[33]. Pour ces vaincus de la « lutte des places », nouvelle forme de compétition géographique pour l’accès à un logement dans un territoire central, pourvoyeur d’emplois et de services attractifs[34], la vie se délocalise hors des cœurs métropolitains devenus des « châteaux-forts », selon l’expression consacrée par Robin Rivaton[35]. Comme pour Chloé et Colin dans L’Écume des jours, c’est leur espace de libertés qui se réduit.

Vitrification et mort sociale des quartiers « prime »

La vampirisation d’Airbnb est à géométrie — et géographie — variable. Elle cache des situations bien plus sévères dans certaines métropoles et certains quartiers spécifiques. Les locations Airbnb étant ultra-concentrées géographiquement et majoritairement destinées à des individus seuls ou en couple, elles préemptent en premier lieu les plus petits[36] et les plus beaux logements des quartiers dits « prime », ces quartiers hyper-centraux et touristiques des grandes métropoles — pour reprendre l’expression consacrée par le secteur immobilier anglo-saxon. Or, c’est précisément ce type de logement qui est déjà concerné par la plus forte tension, dans un contexte conjoint de métropolisation de la population française et de réduction de la taille moyenne des ménages, davantage demandeurs de petits logements. Selon l’INSEE, ce phénomène s’accélère d’ailleurs depuis 2015 en France[37].

Ainsi, les données de la base AirDNA font apparaître que des quartiers comme les Allées de Tourny, Bourse-Parlement, les Capucins (Bordeaux), Euralille, les abords de Notre-Dame-de-la-Treille (Lille), les pentes de la Croix-Rousse, Fourvière (Lyon), le Vieux-Port, le Panier (Marseille), Sainte-Anne, Saint-Roch (Montpellier), Bouffay (Nantes), le Vieux-Nice, Jean-Médecin, le Carré d’Or (Nice), la Butte Montmartre, le Sentier, le Marais, Saint-Michel, Odéon, Vendôme (Paris), le Parlement de Bretagne, Saint-Pierre-Saint-Sauveur (Rennes), le Carré d’Or, la Place Gutenberg (Strasbourg), les Carmes, le Capitole et Matabiau (Toulouse) sont particulièrement touchés. À Strasbourg, dans les rues immédiatement adjacentes à la Place Gutenberg, c’est 50 % du parc locatif et la quasi-totalité du parc de petits logements qui est d’ores et déjà phagocyté par les locations touristiques[38]. À Paris, les 2e, 3e et 4e arrondissements constituent l’épicentre historique du phénomène, au point où une association de riverains tente de sensibiliser l’opinion publique sur ses implications locales délétères depuis déjà trois ans[39].

Dans les rues de certains quartiers, 50 % du parc locatif et la quasi-totalité des petits logements sont déjà phagocytés par les locations touristiques

Concernant l’identité de la personne physique ou morale propriétaire qui met en location touristique ces logements et le nombre de logements qu’elle détient, on observe également un niveau de concentration parfois extrême. Selon une étude menée par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) et des étudiants de Sciences Po, la majorité des logements parisiens mis en location sur Airbnb dans les secteurs de l’Île Saint-Louis, du Marais, du Sentier, du Quartier Latin ou de l’Odéon est détenue par des multi-propriétaires qui possèdent au moins dix autres biens immobiliers[40].

Listings Airbnb à Paris, de l’Hôpital Saint-Louis à l’Odéon. © AirDNA.

Monopoly n’est donc plus seulement un jeu de société. Un phénomène pyramidal de financiarisation et de concentration oligopolistique du logement locatif est à l’œuvre. À son sommet, quelques Thénardier et beaucoup de multi-propriétaires rentiers, venture capitalists, firmes multinationales ou autres investisseurs institutionnels gèrent plusieurs dizaines de baux locatifs chacun, transformant le cœur des beaux quartiers des grandes métropoles en un vaste domaine féodal. C’est ce qu’a pu constater la revue Wired, en enquêtant sur la formation d’un empire locatif illégal de 43 logements à New York, qui s’étendait d’Astoria à Harlem en passant par l’Upper East Side. Ce dernier a généré cinq millions de dollars de revenus en quatre ans. Ses gestionnaires avaient également acquis des participations dans d’autres réseaux de locations touristiques aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en France, en Suisse, en République Tchèque et à Singapour[41], preuve s’il en fallait que les activités financières dont vivent Londres, Bâle ou la cité du Merlion sont très loin de se réduire au clearing bancaire, et qu’elles ont également partie liée au logement. Ces révélations rendent en tout cas l’affirmation des dirigeants d’Airbnb, selon laquelle la plateforme serait « utilisée par des ménages mono-propriétaires, ayant occasionnellement recours à la location touristique afin de générer des compléments de revenus pour améliorer leurs fins de mois »[42] un brin malhonnête.

La concurrence économique et le pouvoir d’exclusion que le marché de la location touristique exerce sur le parc locatif traditionnel s’intensifie donc particulièrement dans les cœurs « prime » des grandes métropoles françaises, surtout depuis 2015. À cette date, le nombre de logements mis en location touristique sur Airbnb dans le parc de leurs communes-centre n’a cessé de bondir. En un an, de mai 2016 à mai 2017, il a augmenté de 130 % à Bordeaux, 120 % à Nantes, 90 % à Montpellier, 70 % à Lyon et Strasbourg, 60 % à Marseille, 50 % à Lille et 40 % à Paris[43].

Extension sans limites du domaine du Marché

La location touristique en vient même à s’attaquer — de façon totalement illégale — au parc social. Principales organisations du monde HLM en France, l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) et sa division francilienne (AORIF) ont dernièrement enjoint Airbnb, Le Bon Coin et De Particulier À Particulier (PAP) à lutter plus efficacement contre les mises en location de logements HLM sur leurs plateformes, tant celles-ci se sont multipliées[44] [45] [46]. En France, une telle pratique est pourtant explicitement interdite par la loi[47]. Des locataires ont d’ailleurs été assignés en justice par des bailleurs sociaux comme la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), et condamnés pour avoir proposé leur logement social à la location[48] [49].

La location touristique en vient même à s’attaquer illégalement au parc social. Les mises en location de HLM sur les plateformes se sont multipliées

Les propos de Jean-Louis Dumont, directeur de l’USH, s’éclairent dès lors d’un sens nouveau. Selon lui, « le logement, notamment à Paris et dans les grandes agglomérations, devient un sujet de plus en plus préoccupant pour des dizaines de milliers de familles. À ce titre, il ne doit pas être possible de le percevoir comme un bien de consommation comme un autre. Le logement, et particulièrement le logement social, ne doit pouvoir faire l’objet d’une marchandisation qui va à l’encontre non seulement des règles, mais aussi de la morale »[50].

Vaines paroles ? La vampirisation du parc locatif provoquée par les locations touristiques Airbnb devient en tout cas un enjeu réglementaire primordial pour les grandes métropoles françaises, mais aussi pour l’État ; enjeu dont on a pu voir que ce dernier ne se saisit qu’avec une dose considérable de mauvaise volonté et de mauvaise foi. Depuis le 1er décembre, un décret et un arrêté parus les 30 et 31 octobre derniers, pris en application de la loi ÉLAN du 23 novembre 2018[51], obligent certes les différentes plateformes internet à transmettre une fois par an aux services de 18 communes françaises, la liste des annonceurs qui mettent des logements en location sur leur territoire[52] [53].

Cependant, les dispositions prévues par ces textes de loi sont décevantes, pour ne pas dire illisibles et incroyablement complaisantes envers les plateformes et les propriétaires de logements mis en location touristique. Elles exigent des gestionnaires qu’ils ne transmettent les données relatives à leurs activités qu’une fois par an — au lieu de trois, comme plusieurs collectivités locales l’avaient initialement exigé —, brisent ainsi les capacités régulatoires locales des collectivités en leur interdisant explicitement de procéder à davantage de contrôles, et n’obligent pas les gestionnaires à renseigner le nom de la plateforme en ligne sur laquelle ils ont posté leur annonce.

Pour le plus grand bonheur du Marché, ces textes de loi paralysent donc, plutôt qu’ils ne les organisent, de véritables moyens volontaristes d’encadrement et de réglementation pour les collectivités. Ces dernières ne seront pas en mesure de mener une politique de contrôle efficace. Débordés, leurs agents seront réduits à mener leurs enquêtes par eux-mêmes, épluchant péniblement car alla mano et au compte-gouttes les sites internet de chaque plateforme de location touristique afin d’espérer y dénicher les logements mis illégalement en location. Selon Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris, cette reculade aux implications kafkaïennes pour les administrations locales ne peut d’ailleurs être expliquée que par les activités de lobbying menées par les plateformes auprès des parlementaires de la majorité LREM[54].

Pire encore, au nom de la concurrence et de l’extension du domaine du Marché, l’Union européenne contribue également à ce que ses États-membres soient dans l’incapacité technique et juridico-légale d’organiser toute politique de réglementation adéquate concernant les locations touristiques. Le 30 avril dernier, Maciej Szpunar, avocat général près la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), a par exemple estimé qu’Airbnb « devait être considéré comme un pourvoyeur de services digitaux » et « ne pouvait à ce titre en aucun cas être assimilé à un service para-hôtelier ou d’intermédiation immobilière » — ce qu’il est pourtant, précisément —, rejetant ainsi la plainte d’un justiciable français selon lequel la plateforme Airbnb devrait être soumise aux mêmes obligations légales, comptables et fiscales que les entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration traditionnelles en France[55] [56]. Depuis le siège social de sa division EMEA sis en Irlande afin d’échapper aux fiscs nationaux[57], Airbnb a même osé se fendre d’un communiqué réagissant à la décision de justice, poussant le vice et la provocation jusqu’à s’en féliciter publiquement[58].

Outre-Atlantique, au nom du respect du Quatrième amendement[59], un arrêt de la Cour suprême des États-Unis — révélateur de la toute puissance de ce que Thomas Piketty nomme l’« idéologie propriétariste » à l’heure actuelle[60] — a quant à lui défait un arrêté municipal de la Ville de New York qui enjoignait aux gestionnaires de locations touristiques de renseigner un ensemble d’informations sur leur logement et l’identité de leurs locataires. Un des arguments motivant l’arrêt était qu’une telle mesure serait « de nature vexatoire envers les propriétaires »[61].

Arrêter l’hémorragie de nos villes, moraliser l’usage du logement

Malgré ces revers juridico-légaux, partout dans le monde, la résistance s’organise. Les municipalités ont heureusement compris qu’elles ne peuvent attendre d’obtenir un imprimatur de leur gouvernement ou des institutions européennes pour mettre en œuvre les réglementations nécessaires à la protection du droit au logement et à la vie digne de leurs résidents[62]. Or, quand il s’agit de réglementer, ces dernières sont tout sauf dénuées d’inventivité. Suivons leur exemple !

Londres, Madrid, Seattle et San Francisco ont instauré une limite maximale initiale de cent vingt jours — abaissée à quatre-vingt-dix jours à San Francisco — annuels durant lesquels un hébergeur peut mettre à disposition son appartement sur un site de location touristique[63] [64]. À Amsterdam, c’est seulement soixante jours, bientôt trente, et les contrevenants s’exposent à 12 000 euros d’amende[65]. À New York, jusqu’à la dite décision de la Cour suprême, il était illégal de louer un logement entier en dessous de trente jours consécutifs et une loi votée en 2016 y punissait les annonces non-conformes de 7 500 dollars d’amende[66]. Santa Barbara (États-Unis, Californie) a réintroduit la même réglementation, qui n’a pas encore été invalidée par la Cour. Berlin interdit de louer sur une courte durée plus de 50 % de la surface disponible d’un même appartement, sous peine de devoir s’acquitter d’une coquette pénalité de 100 000 euros[67]. En 2012, Barcelone rend obligatoire la possession d’une licence délivrée par la municipalité afin d’obtenir le droit d’avoir recours aux locations touristiques. À partir de 2014, leur délivrance est gelée dans le centre-ville et les loueurs irréguliers contrevenants s’exposent à 30 000 euros d’amende. Enfin, en 2017, ce gel est institutionnalisé, étant indéfiniment prolongé et rendu légalement opposable par les documents d’urbanisme de la ville comme le PEUAT (« Plan Especial Urbanístico de Alojamiento Turístico »)[68] [69] [70] [71]. Dans plusieurs villes américaines (Chicago, La Nouvelle-Orléans, Santa Monica, Oxnard) et italiennes (Bergame, Bologne, Catane, Florence, Gênes, Lecce, Lucques, Milan, Naples, Rome, Palerme, Parme, Rimini, Sienne, Turin), le site d’Airbnb informe qu’une taxe est levée par les autorités locales pour chaque nuitée touristique. Toujours à Santa Monica et Oxnard (États-Unis, Californie), depuis 2015, il est également obligatoire de posséder une licence, dont la délivrance a récemment été gelée. À Los Angeles, depuis 2018, il faut payer une taxe-malus annuelle de 850 dollars pour avoir le droit de louer son logement plus de 120 jours par an[72]. En cette même année, il devient purement et simplement interdit d’avoir recours aux locations touristiques de courte durée à Palma de Majorque[73] [74] et Vienne — les contrevenants s’exposant à une amende de 50 000 euros dans la capitale autrichienne. Il en sera de même à Jersey City (États-Unis, New Jersey) et Valence (Espagne) l’année prochaine[75]. Enfin, pas plus tard que le 1er décembre dernier, Boston (États-Unis, Massachussetts) a interdit la sous-location touristique et la location par des propriétaires occupant leur logement moins de neuf mois par an.

En France aussi, il y a urgence à agir localement afin de limiter les effets de la location touristique sur la désertification, la muséification et la destruction du tissu social de nos villes. Les métropoles françaises sont en effet victimes d’une hémorragie démographique et sociale sans précédent. À Paris, pour réemployer l’aphorisme d’Ian Brossat, « on remplace désormais des habitants par des touristes »[76]. La ville se vide de ses classes moyennes[77]. Selon l’INSEE elle perd plus de 10 000 habitants chaque année sans interruption depuis 2011. C’est précisément à cette date que le marché immobilier s’y hisse à des hauteurs himalayennes, se mettant à progresser beaucoup plus rapidement qu’en province. Pour la première fois, le prix à l’achat du mètre carré y a dépassé les 10 000 euros en moyenne cet été. Six mois plus tard, il approche déjà les 10 500 euros. Le loyer moyen parisien, d’environ 25 euros/m2, tutoie ou dépasse d’ores et déjà les 30 euros/m2 dans les huit premiers arrondissements. L’intervention réglementaire des municipalités se devra donc d’être juste, morale et sans doute radicale. Ian Brossat suggère d’ailleurs d’interdire purement et simplement la location d’appartements entiers dans les quatre premiers arrondissements de Paris[78].

Surtout, il faut réaffirmer la puissance du droit public et notamment du droit au logement, qui a valeur constitutionnelle en France depuis 1946[79]. Ré-imprégner ces derniers de la notion morale d’interdit plutôt que celle d’efficacité économique, voilà l’enjeu. Le logement n’est pas un bien de consommation comme un autre. Il ne doit jamais le devenir. Face au règne actuel du droit privé et contractuel, à la privatisation de l’intérêt général, à l’insécurité juridique dans laquelle le Législateur nous plonge, et à la toute puissance du désir individuel de surconsommations matérielles et servicielles que le Marché-Léviathan nous inflige, il est urgent d’opposer un cadre juridico-légal clair et lisible, des limites réglementaires strictes et surtout un souci moral de justice sociale à ce nouvel espace de négoce que les plateformes de location touristique souhaitent dessiner en creux[80].

Le logement n’est pas un bien de consommation comme un autre. Il faut réaffirmer le droit au logement qui a valeur constitutionnelle en France depuis 1946

Les collectivités locales doivent se charger de cette ambitieuse mission. Parce que, pour reprendre l’expression très juste du journal britannique The Conversation, Airbnb « fait souffrir nos villes »[81], elles doivent imaginer dès à présent les instruments réglementaires qui permettront d’interdire ce délire d’hyper-marchandisation de l’habitat et de garantir l’accès de chacun à un logement digne et décent. Si ce droit au logement est nié, les métropoles françaises deviendront Babel ; des ziggourats citadellisées au service du Marché, embastionnant leurs cadres, touristes aisés ou fortunés d’un côté, expulsant ou annihilant leurs travailleurs précaires devenus sans domicile fixe de l’autre[82] [83] [84]. Le danger est là, face à nous. Il est déjà tangible. C’est précisément cet état de fait que la rubrique Cities du Guardian documente aujourd’hui, en 2019, dans sa chronique « The Empty Doorway » au sujet du redéveloppement massif du sans-abrisme en Grande-Bretagne[85]. The Independent alerte quant à lui l’opinion publique sur le redéveloppement des bidonvilles dans les grandes métropoles occidentales depuis 10 ans[86]. Notre contrat social n’y survivra pas.

« Less Tourists, More Refugees », slogan mural apposé le 5 décembre 2019 dans la rue de la Hache à Strasbourg. © Jean Vannière.

Comme le disait Karl Polanyi, économiste austro-hongrois en exil à Londres en 1944, témoin lucide de la déshumanisation produite par le libéralisme classique et l’extension du domaine du Marché qui précéda la dévastation des sociétés européennes dans les années 1930-40, il faut « placer la terre, et tout ce qu’elle renferme de nécessaire à la subsistance de l’Homme, hors de la juridiction et de l’emprise du Marché »[87]. Une telle entreprise commence par le logement.


[1] Le Monde. Immobilier : « Comment Airbnb cannibalise le logement dans les grandes villes ». 29 novembre 2019. https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/29/immobilier-comment-airbnb-cannibalise-le-logement-dans-les-grandes-villes_6021009_3234.html

[2] The New Yorker. « The Airbnb Invasion of Barcelona ». 22 avril 2019. https://www.newyorker.com/magazine/2019/04/29/the-airbnb-invasion-of-barcelona

[3] The Guardian. Technology : « How Airbnb took over the world ». 5 mai 2019. https://www.theguardian.com/technology/2019/may/05/airbnb-homelessness-renting-housing-accommodation-social-policy-cities-travel-leisure

[4] Wired. « Welcome to the Airbnb for Everything Age ». 10 mars 2019. https://www.wired.com/story/airbnb-for-everything/

[5] Le Monde. « Quand Airbnb sème la zizanie dans la famille ». 27 septembre 2019. https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/09/27/quand-airbnb-seme-la-zizanie-dans-la-famille_6013319_4497916.html

[6] Consulter à ce sujet

1. Simone Weil (1949). L’enracinement, prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain. Paris : Gallimard.

2. David Goodhart (2017). The Road to Somewhere : The Populist Revolt and the Future of Politics. Londres : C. Hurst & Company.

[7] Robert Guédiguian. Gloria Mundi. 2019

[8] Consulter à ce sujet :

1. The New York Times. Thomas Friedman : « It’s a Flat World After All ». 3 avril 2005. https://www.nytimes.com/2005/04/03/magazine/its-a-flat-world-after-all.html

2. Thomas Friedman (2005). The World is Flat. New York : Farrar, Strauß and Giroux.

3. David Goodhart (2017). The Road to Somewhere : The Populist Revolt and the Future of Politics. Londres : C. Hurst & Company.

[9] Consulter à ce sujet :

1. Gilles Deleuze, Félix Guattari (1980 [2013]). Mille Plateaux : Capitalisme et Schizophrénie. Paris : Minuit.

2. Manuel Castells (2004). The Network Society. A cross-cultural perspective. Londres : Edward Elgar.

[10] INSEE. Capacité des communes en hébergement touristique entre 2013 et 2019. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2021703

[11] Consulter les articles suivants sur l’étude du JDN et de Meilleurs Agents :

1. JDN. A Paris, la location Airbnb rapporte 2,6 fois plus que la location classique. 30 mars 2016. https://www.journaldunet.com/economie/immobilier/1175834-location-airbnb-versus-location-classique/

2. Meilleurs Agents. La location Airbnb est-elle vraiment plus rentable que la location classique ? 31 mars 2016. https://www.meilleursagents.com/actualite-immobilier/2016/03/etude-rentabilite-location-saisonniere-airbnb/

[12] AirDNA. https://www.airdna.co

[13] Consulter à ce sujet :

1. INSEE. Les logements touristiques de particuliers loués via internet séduisent toujours. INSEE Focus n°158. 18 juin 2019. https://www.insee.fr/fr/statistiques/4172716

2. INSEE. La location de logements touristiques de particuliers par internet attire toujours plus en 2017. INSEE Focus n°133. 21 novembre 2018. https://www.insee.fr/fr/statistiques/3646406

3. INSEE. Les logements touristiques de particuliers proposés par internet. INSEE Analyses n°33. 22 février 2017. https://www.insee.fr/fr/statistiques/2589218

[14] The New Yorker. The Airbnb Invasion of Barcelona. 22 avril 2019. https://www.newyorker.com/magazine/2019/04/29/the-airbnb-invasion-of-barcelona

[15] Inside Airbnb : adding data to the debate. http://insideairbnb.com

[16] The Guardian. Technology : How Airbnb took over the world. 5 mai 2019. https://www.theguardian.com/technology/2019/may/05/airbnb-homelessness-renting-housing-accommodation-social-policy-cities-travel-leisure

[17] Le Monde. Immobilier : comment Airbnb cannibalise le logement dans les grandes villes. 29 novembre 2019. https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/29/immobilier-comment-airbnb-cannibalise-le-logement-dans-les-grandes-villes_6021009_3234.html

[18] Atelier parisien d’urbanisme (Apur), Sciences Po. Locations meublées de courte durée : quelle réponse publique ?. Juin 2018. https://www.apur.org/fr/nos-travaux/locations-meublees-courte-duree-reponse-publique

[19] AirDNA. https://www.airdna.co

[20] En France, selon la loi, un logement est considéré comme étant une résidence principale quand son occupant y réside plus de huit mois par an.

Consulter : Légifrance. Loi n°2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi ALUR. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?cidTexte=JORFTEXT000028772256&idArticle=JORFARTI000028772281&categorieLien=cid

[21] Le Monde. Locations saisonnières : que dit la loi ?. 7 mai 2018. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/04/locations-saisonnieres-que-dit-la-loi_5168615_4355770.html

[22] INSEE. Documentation fichier détail : Logement. 22 octobre 2019. https://www.insee.fr/fr/information/2383228

[23] Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET). « Le parc de logements ». Fiche d’analyse de l’Observatoire des territoire 2017. https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/sites/default/files/Fiche-OT-le%20parc%20de%20logements_0.pdf

[24] Observatoire National Airbnb. http://observatoire-airbnb.fr

[25] Rue89 Strasbourg. Pourquoi Strasbourg construit plus que dans les années 1990 et pour qui ? https://www.rue89strasbourg.com/enjeux2020-strasbourg-construction-logement-betonisation-163841

[26] Au sujet du développement de la vacance dans l’immobilier de prestige des grandes métropoles, consulter les articles suivants du journal britannique The Guardian :

1. The Guardian. Super-tall, super-skinny, super-expensive : the « pencil towers » of New York’s super-rich. 5 février 2019. https://www.theguardian.com/cities/2019/feb/05/super-tall-super-skinny-super-expensive-the-pencil-towers-of-new-yorks-super-rich

2. The Guardian. London property prices blamed for record exodus. 28 juin 2018. https://www.theguardian.com/money/2018/jun/28/london-property-prices-blamed-for-record-exodus

3. The Guardian. Ghost towers : half of new-build luxury London flats fail to sell. 26 janvier 2018. https://www.theguardian.com/business/2018/jan/26/ghost-towers-half-of-new-build-luxury-london-flats-fail-to-sell

4. The Guardian. The London skyscraper that is a stark symbol of the housing crisis. 24 mai 2016. https://www.theguardian.com/society/2016/may/24/revealed-foreign-buyers-own-two-thirds-of-tower-st-george-wharf-london

[27] Consulter à ce sujet :

1. Commission Européenne. Document de travail des services de la Commission. Lignes directrices concernant les meilleures pratiques pour limiter, atténuer ou compenser l’imperméabilisation des sols. 15 mai 2012. https://ec.europa.eu/environment/soil/pdf/guidelines/FR%20-%20Sealing%20Guidelines.pdf

2. Parlement Européen. Fiches thématiques sur l’Union européenne. Commission Européenne et politique de la concurrence. http://www.europarl.europa.eu/ftu/pdf/fr/FTU_2.6.12.pdf

[28] Alain Supiot (2015). La gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France. Paris : Fayard.

[29] À propos de l’objectif national de « zéro artificialisation nette des sols » (ZAN), consulter les documents suivants :

1. Commissariat Général au Développement Durable (CGDD). Objectif « zéro artificialisation nette » : éléments de diagnostic. Octobre 2018. https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Théma%20-%20Objectif%20zéro%20artificialisation%20nette.pdf

2. France Stratégie. Objectif « zéro artificialisation nette » : quels leviers pour protéger les sols ?. 23 juillet 2019. https://www.strategie.gouv.fr/publications/objectif-zero-artificialisation-nette-leviers-proteger-sols

[30] Lire à ce sujet :

1. Eva Illouz (2019). Les marchandises émotionnelles : l’authenticité au temps du capitalisme. Paris : Premier Parallèle.

2. Robert Reich (2002). The future of success : working and living in the new economy. New York : Vintage Books.

[31] Le Monde. Olivier Blond, Frédéric Leonhardt : « Les déplacements qui polluent le moins sont ceux que l’on évite ». 23 juin 2019. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/23/les-deplacements-qui-polluent-le-moins-sont-ceux-que-l-on-evite_5480244_3232.html

[32] Au sujet de l’accroissement spectaculaire des prix immobiliers français au cours des années 2000 et du renforcement de leurs disparités territoriales au cours des années 2010, consulter les publications suivantes du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) et de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE) de Sciences Po :

1. Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD). Jacques Friggit : « Le prix de l’immobilier d’habitation sur le long terme ». Janvier 2019. http://www.cgedd.fr/prix-immobilier-presentation.pdf

2. Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD). Jacques Friggit : « Quelles perspectives pour le prix des logements après son envolée ? ». Mai 2011. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/prix-immobilier-mai-2011_cle551bd9.pdf

3. Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD). Jacques Friggit : « Le prix des logements sur le long terme ». Mars 2010. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/evolution-prix-immobilier-friggit_cle0c611b.pdf

4. Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD). Jacques Friggit : « Home Prices in France Over the Long Run ». Juin 2012. http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/france-house-price-2012_cle01f5a6.pdf

5. Sciences Po — OFCE. Réseau des acteurs locaux de l’habitat. Pierre Madec : « Quelles plus-values économiques et sociales pour le logement social ? ». 10 octobre 2019. https://www.acteursdelhabitat.com/IMG/pdf/madec_10102019.pdf

[33] Consulter à ce sujet :

1. Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observatoire des Conditions de vie (CRÉDOC). Le coût du logement pèse sur la mobilité professionnelle des ménages. Juin 2011. https://www.credoc.fr/publications/le-cout-du-logement-pese-sur-la-mobilite-professionnelle-housing-costs-hinder-occupational-mobility

2. Le Monde. Partout en Europe, les jeunes pâtissent du logement cher. 25 octobre 2018. https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/25/partout-en-europe-les-jeunes-patissent-du-logement-cher_5374372_3234.html

[34] Didier Vanoni. Comment la crise du logement fragilise depuis dix ans une société déjà déstabilisée. In Recherche Sociale. 2013/3. N°207. https://www.cairn.info/revue-recherche-sociale-2013-3-page-6.htm#no1

[35] Le Figaro. Robin Rivaton : « Crise du logement : les métropoles françaises sont devenues de véritables châteaux-forts ». 12 juillet 2019. https://www.lefigaro.fr/vox/economie/crise-du-logement-les-metropoles-sont-devenues-de-veritables-chateaux-forts-20190712

[36] Le Monde. Locations saisonnières : que dit la loi ?. 7 mai 2018. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/04/locations-saisonnieres-que-dit-la-loi_5168615_4355770.html

Pour information, à Paris, plus de 87 % des logements loués à l’année sont des petits surfaces (40m2 ou moins), contre 12 % dans le parc immobilier français.

[37] INSEE. Des ménages toujours plus nombreux, toujours plus petits. 28 août 2017. https://www.insee.fr/fr/statistiques/3047266

[38] AirDNA. https://www.airdna.co

[39] Aux Quatre Coins du Quatre, association du 4e arrdt. de Paris. Colloque du 18 mars 2017. Les locations saisonnières dans le 4e arrondissement : une désertification invisible ? https://www.api-site.paris.fr/mairies/public/assets/2017%2F7%2FRapport%20du%20colloque%20du%2018%20mars%202017.pdf

[40] Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Sciences Po. Locations meublées de courte durée : quelle réponse publique ?. Juin 2018. https://www.apur.org/fr/nos-travaux/locations-meublees-courte-duree-reponse-publique

[41] Wired. How Nine People Built an Illegal $5 Million Airbnb Empire in New York. 24 juin 2019. https://www.wired.com/story/how-9-people-built-illegal-5m-airbnb-empire-new-york/

[42] Le Monde. Comment Airbnb cannibalise le logement dans les grandes villes. 29 novembre 2019. https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/11/29/immobilier-comment-airbnb-cannibalise-le-logement-dans-les-grandes-villes_6021009_3234.html

[43] Le Monde. Comment Airbnb a investi Paris et l’hyper-centre des grandes villes. 24 août 2018. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/04/paris-et-les-hypercentres-des-grandes-villes-le-business-lucratif-d-airbnb-en-france_5168623_4355770.html

[44] Consulter les communiqués suivants de l’Union Sociale pour l’Habitat à ce sujet :

1. Union Sociale pour l’Habitat. L’USH et l’AORIF mettent en demeure les plateformes de location de logements touristiques d’améliorer l’information des locataires, notamment HLM, sur les risques encourus liés à la location illégale d’un logement social. 4 novembre 2019. https://www.union-habitat.org/communiques-presse/l-ush-et-l-aorif-mettent-en-demeure-les-plateformes-de-location-de-logements

2. Union Sociale pour l’Habitat. Non à la sous-location touristique des logements sociaux. 15 novembre 2019. https://www.union-habitat.org/actualites/non-la-sous-location-touristique-des-logements-sociaux

[45] Caisse des Dépôts et Consignations (Banque des Territoires). L’USH et l’Aorif sommet les plateformes de location meublée d’informer les locataires HLM sur les risques encourus. 7 novembre 2019. https://www.banquedesterritoires.fr/lush-et-laorif-somment-les-plateformes-de-location-meublee-dinformer-les-locataires-de-hlm-sur-les

[46] Les Échos. Le monde HLM somme Airbnb et consorts de tout faire pour ne pas sous-louer de logements sociaux. 5 novembre 2019. https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/le-monde-hlm-somme-airbnb-et-consorts-de-tout-faire-pour-ne-pas-sous-louer-de-logement-social-1145476

[47] Le Monde. Locations saisonnières : que dit la loi ?. 7 mai 2018. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/04/locations-saisonnieres-que-dit-la-loi_5168615_4355770.html

[48] T.I. Paris, 15ème arrdt., jugement du 9 mai 2017. Régie Immobilière de la Ville de Paris / Madame X.

[49] Le Monde. Elle sous-loue son HLM via Airbnb. 29 juin 2017, mis à jour le 4 septembre 2019. https://www.lemonde.fr/vie-quotidienne/article/2017/06/29/elle-sous-loue-son-hlm-via-airbnb_6004435_5057666.html#more-20296

[50] Union Sociale pour l’Habitat. L’USH et l’AORIF mettent en demeure les plateformes de location de logements touristiques d’améliorer l’information des locataires, notamment HLM, sur les risques encourus liés à la location illégale d’un logement social. 4 novembre 2019. https://www.union-habitat.org/communiques-presse/l-ush-et-l-aorif-mettent-en-demeure-les-plateformes-de-location-de-logements

[51] Légifrance. Loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037639478&categorieLien=id

[52] Légifrance. Décret n°2019-1104 du 30 octobre 2019 pris en application des articles L.324-1-1 et L. 324-2_1 du code du tourisme et relatif aux demandes d’information pouvant être adressées par les communes aux intermédiaires de location de meublés de tourisme. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039296575&categorieLien=id

[53] Légifrance. Arrêté du 31 octobre 2019 précisant le format des tableaux relatifs aux transmissions d’informations prévues par les articles R. 324-2 et R. 324-3 du code du tourisme. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F0591D567CB8D0FBDEA7A16B55C3F39C.tplgfr35s_1?cidTexte=JORFTEXT000039309243&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039309097

[54] Le Monde. Le gouvernement recule sur les obligations de transparence des plateformes de locations touristiques. 14 novembre 2019. https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/14/le-gouvernement-recule-sur-les-obligations-de-transparence-des-plateformes-de-locations-touristiques_6019117_3224.html

[55] European Court of Justice (ECJ | Curia). According to Advocate General Szpunnar, a service such as that provided by the Airbnb portal constitutes an information society service. 30 avril 2019. https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2019-04/cp190051en.pdf

[56] The Guardian. Airbnb should be seen as a digital service provider, ECJ advised. 30 avril 2019. https://www.theguardian.com/technology/2019/apr/30/airbnb-should-be-seen-as-a-digital-service-provider-ecj-advised

[57] Consulter les adresses des sièges sociaux indiquées par la société Airbnb pour ses activités para-hôtelières françaises et britanniques  :

1. Airbnb UK Ltd : company details. https://www.airbnb.co.uk/about/company-details

2. Airbnb France SA : coordonnées de l’entreprise. https://www.airbnb.fr/about/company-details

[58] Ibid.

[59] United States National Constitution Center. Fourth Amendment. https://constitutioncenter.org/interactive-constitution/amendment/amendment-iv

[60] Thomas Piketty (2019). Capital et Idéologie. Paris : Seuil.

[61] The New York Times. Judge Blocks New York City Law Aimed at Curbing Airbnb Rentals. 3 janvier 2019. https://www.nytimes.com/2019/01/03/nyregion/nyc-airbnb-rentals.html

[62] Gemeente Amsterdam. Press release : « Cities alarmed about European protection of holiday rental ». https://www.amsterdam.nl/bestuur-organisatie/college/wethouder/laurens-ivens/persberichten/press-release-cities-alarmed-about/

[63] Le Monde. Locations saisonnières : que dit la loi ?. 7 mai 2018. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/04/locations-saisonnieres-que-dit-la-loi_5168615_4355770.html

[64] El País in English. Madrid adopts rules that will shut down over 10,000 holiday apartments. 27 mars 2019. https://elpais.com/elpais/2019/03/27/inenglish/1553702152_849878.html

[65] France Inter. Airbnb : comment les villes organisent la résistance à travers le monde. 19 novembre 2019. https://www.franceinter.fr/societe/airbnb-comment-les-villes-organisent-la-resistance-a-travers-le-monde

[66] The New York Times. Judge Blocks New York City Law Aimed at Curbing Airbnb Rentals. 3 janvier 2019. https://www.nytimes.com/2019/01/03/nyregion/nyc-airbnb-rentals.html

[67] The Guardian. Berlin ban on Airbnb rentals upheld by city court. 8 juin 2016. https://www.theguardian.com/technology/2016/jun/08/berlin-ban-airbnb-short-term-rentals-upheld-city-court

[68] CityLab. How Barcelona is limiting its Airbnb rentals. 6 juin 2018. https://www.citylab.com/life/2018/06/barcelona-finds-a-way-to-control-its-airbnb-market/562187/

[69] El País. Barcelona prohibe nuevos pisos turísticos a la espera de la regulación del Govern. 15 novembre 2019. https://elpais.com/ccaa/2019/11/15/catalunya/1573822393_796751.html

[70] El País. Barcelone aprueba la norma que prohíbe abrir nuevos hoteles en el centro. 28 janvier 2017. https://elpais.com/economia/2017/01/27/actualidad/1485508289_914165.html

[71] La Vanguardia. Barcelona pide a Airbnb que retire 2.577 pisos turísticos ilegales de su web. 23 mai 2018. https://www.lavanguardia.com/local/barcelona/20180523/443786171972/barcelona-lista-ilegales-airbnb.html

[72] Los Angeles City Planning Department. Home-Sharing Ordinance. 11 décembre 2018. https://planning.lacity.org/ordinances/docs/HomeSharing/adopted/FAQ.pdf

[73] Le Figaro. Palma de Majorque interdit les locations d’appartements aux touristes. 29 avril 2018. https://immobilier.lefigaro.fr/article/palma-de-majorque-interdit-les-locations-d-appartements-aux-touristes_3a86420e-4af1-11e8-b142-d0e0b34620c1/

[74] The New York Times. To Contain Tourism, One Spanish City Strikes a Ban on Airbnb. 23 juin 2018. https://www.nytimes.com/2018/06/23/world/europe/tourism-spain-airbnb-ban.html

[75] The New York Times. Airbnb Suffered a Big Defeat in Jersey City (NJ). Here’s What That Means. 5 novembre 2019. https://www.nytimes.com/2019/11/05/nyregion/airbnb-jersey-city-election-results.html

[76] Europe 1. Airbnb : À Paris, « on remplace des habitants par des touristes », alerte Ian Brossat. 12 mai 2019. https://www.europe1.fr/politique/airbnb-a-paris-on-remplace-des-habitants-par-des-touristes-alerte-ian-brossat-3898127

[77] Le Monde. À Paris, des classes moyennes en voie de disparition. 11 juin 2019. https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/11/a-paris-des-classes-moyennes-en-voie-de-disparition_5474562_4811534.html

[78] Le Monde. Ian Brossat souhaite l’encadrement d’Airbnb dans le centre de la capitale. 6 septembre 2018. https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/09/06/ian-brossat-souhaite-l-encadrement-d-airbnb-dans-le-centre-de-la-capitale_5350996_823448.html

[79] Voir 10ème et 11ème alinéas du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

[80] Alain Supiot (2010). L’esprit de Philadelphie : la justice sociale contre le marché total. Paris : Seuil.

[81] The Conversation. Airbnb and the short-term rental revolution — How English cities are suffering. 23 août 2018. https://theconversation.com/airbnb-and-the-short-term-rental-revolution-how-english-cities-are-suffering-101720

[82] Le Point. Paris : 20 % des sans-abri du métro ont un travail. 18 novembre 2019. https://www.lepoint.fr/societe/paris-20-des-sans-abri-du-metro-ont-un-travail-18-11-2019-2348055_23.php

[83] Libération. Travailleurs précaires et sans domicile fixe, ils dorment dans le métro. 26 novembre 2019. https://www.liberation.fr/france/2019/11/26/travailleurs-et-sans-domicile-fixe-ils-dorment-dans-le-metro_1764983

[84] The Guardian. Airbnb and the so-called sharing economy is hollowing out our cities. 31 août 2018. https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/aug/31/airbnb-sharing-economy-cities-barcelona-inequality-locals

[85] The Guardian. Cities. The Empty Doorway. https://www.theguardian.com/cities/series/the-empty-doorway

[86] The Independent. The slum « super-sheds » now housing Britain’s most vulnerable residents. https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/the-slum-super-sheds-housing-britains-most-vulnerable-residents-2351022.html

[87] Karl Polanyi (1944 [1983]). La Grande Transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps. Paris : Gallimard.

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