En Allemagne, les adieux à la gauche

La récente ratification par les représentants du SPD de l’accord conclu avec la CDU et la CSU visant à former un gouvernement provoque des remous importants au sein du parti social-démocrate. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle d’autres partis classés au centre-gauche en Europe.

Après une période post-électorale riche en rebondissements succédant à des élections fédérales tout aussi marquantes de par leurs résultats, l’Allemagne semble avoir enfin retrouvé la stabilité politique à laquelle elle avait été jusque-là habituée. Après l’échec des négociations en vue d’une coalition jamaïcaine, qui aurait donc rassemblé la CDU d’Angela Merkel, les Verts et les Libéraux du FDP (soit les trois couleurs du drapeau jamaïcain : noir, vert et jaune), les conservateurs et le SPD ont finalement convenu d’un programme commun le 12 janvier pour gouverner de nouveau ensemble pendant les quatre années à venir. Ce programme ayant été approuvé par la convention nationale du parti social-démocrate, on devrait voir se constituer un gouvernement opérationnel en Allemagne dans les semaines à venir. L’aversion à l’incertitude qu’on attribue souvent au Allemands aurait par conséquent primé sur le refus catégorique du SPD de reconduire la « grande coalition » (« GroKo » en Allemand), exprimé plusieurs fois par son

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