Arthur Nesnidal : « La colère, c’est décider d’agir contre l’insupportable »

L’auteur Arthur Nesnidal et son deuxième roman, Sourde colère – Photo © Avril Dutheil

Arthur Nesnidal, auteur de La Purge initialement paru chez Julliard, premier roman sorti au format poche chez Points le 1er octobre, revient avec un deuxième roman intitulé Sourde colère paru le même jour. Si La Purge était plutôt la critique féroce d’un modèle de société reposant sur la compétition à partir de l’univers des classes préparatoires, Sourde colère plonge le lecteur dans une fresque sociale sur fond de révolte populaire et de corruption des puissants où l’on suit un inspecteur amené, au cours d’une enquête sur un financier, à passer d’une classe sociale à l’autre et à se forger une conscience morale et politique qui finira par lui rendre impossible l’obéissance aveugle. Un roman dont les thèmes sont d’une actualité brûlante. Entretien réalisé par Romain Lacroze.

LVSL — Nous aimerions en premier lieu revenir sur votre précédent roman La Purge : on peut dire que c’est plutôt un pamphlet. Vous preniez l’expérience d’un narrateur dans une classe préparatoire comme prétexte pour faire une critique de notre société méritocratique. Dans Sourde colère, vous avez plutôt représenté une cité-État, assez verticale, où l’on suit un inspecteur dans son trajet d’une classe sociale à l’autre. Il y a une colère sourde, qui

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