Bouygues au Turkménistan : le constructeur du dictateur

© Kalpak Travel / Wikimédia
© Kalpak Travel / Wikimédia

Considérée comme l’une des pires dictatures de la planète, le Turkménistan est aussi un pays où le groupe Bouygues est solidement implanté, puisqu’il y réalise la moitié de son chiffre d’affaires mondial. Bouygues a connu une idylle avec l’ancien président Saparmurat Niyazov, dit « Turkmenbachi », le Chef des Turkmènes (1991-2006), passé à la postérité pour sa mégalomanie. Les relations se sont poursuivies avec l’actuel président Berdymouhamedov, et se sont même intensifiées depuis quelques mois. Retour sur les rapports de Bouygues avec ce pays.

Le contexte du Turkménistan : une économie de rente

Le Turkménistan est un pays issu de l’URSS, devenu indépendant en 1991. Peuplé de 5 à 6 millions d’habitants, il est composé majoritairement d’une population turkmène. Celle-ci représente jusqu’à 85% de la population en 2012, avec des minorités russes et ouzbèkes.

L’indépendance a permis au leader communiste de la république soviétique d’alors, Saparmurat Niyazov, de se maintenir au pouvoir contre une opposition en exil et de se proclamer Türkmenbachi, le Chef des Turkmènes. Il établit une dictature féroce au nom de l’ordre intérieur et d’une neutralité extérieure. Mort en décembre 2006, son dentiste et Premier Ministre Berdymouhamedov lui a succédé et règne depuis avec le même système dictatorial.

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter