Comment la Chine et la Russie se préparent à écraser Airbus et Boeing

©Bill Larkins

Dans 15 ans, si le commandant de bord vous parlera toujours anglais ou français, il y a de fortes chances pour que votre avion soit lui devenu chinois ou russo-chinois ! Si Airbus et Boeing dominaient le marché de l’aéronautique civile jusqu’ici sans gros grain à l’horizon, un nouveau concurrent d’ampleur est apparu. Le premier avion chinois moyen-courrier mono-couloir, le C-919, dernier fleuron de la société d’Etat chinoise COMAC, a effectué ses premiers vols en mai et décembre dernier. Ses premières livraisons commerciales sont attendues pour 2021, c’est-à-dire demain. L’Union Européenne et les Etats-Unis peuvent se préparer à plus que des turbulences.

Et pour cause, le C 919 n’est pas qu’un nouvel avion, c’est avant tout un signal géopolitique : la Chine veut montrer qu’elle maîtrise des technologies de pointe, peut égaler Airbus et Boeing en termes de qualité, mais aussi qu’elle peut satisfaire les besoins de son marché intérieur (avec le C-919 elle envisage de couvrir la moitié de ses besoins anticipés en avions moyen-courrier), et … devenir à terme autonome pour produire ses propres avions.

Cette percée chinoise n’est pas sans conséquences. L’aéronautique civile est un secteur particulièrement stratégique. Peu d’Etats en maîtrisent les technologies, alors

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