Comment le néolibéralisme a désarmé la France face au coronavirus

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Le président de la République française, Emmanuel Macron © Rémi Jouan, Wikimedia Commons

Depuis trois mois déjà, l’épidémie de coronavirus sévit en France. Pourtant, les mesures qui s’imposaient, comme le contrôle aux frontières, le confinement et la mise en suspens de la vie économique, sont arrivées beaucoup trop tard ou n’ont même jamais vu le jour. Pourquoi un tel aveuglement ? La réponse se trouve certainement dans le paradigme idéologique observé par les dirigeants français et européens : le néolibéralisme a nourri cette élite réfractaire à coups de mesures d’austérité et appauvri le reste de la population. Elle en paie aujourd’hui le prix. Le temps nous a échappé et les décisions tardives n’arrêtent que difficilement l’hémorragie. Une situation si catastrophique que notre Président se voit obligé de faire appel à un lexique disproportionné pour assurer un minimum de cohésion dans une société qu’il fait péricliter : “Nous sommes en guerre”. Alors, nos gouvernants ont agi comme des dirigeants militaires désastreux.

Le résultat d’un attentisme menant l’action de l’État à n’être que réaction

Alors qu’il avait été de bon ton de critiquer la Chine pour sa communication autour de l’épidémie (aujourd’hui devenue pandémie), mais aussi pour ses méthodes jugées « autoritaires », celle-ci a pourtant été félicitée par l’Organisation mondiale de

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