David Dufresne : « À la violence physique, le gouvernement a ajouté la violence des mots »

David Dufresne au restaurant Polidor, à Paris. ©Ulysse Guttmann-Faure pour LVSL.
David Dufresne au restaurant Polidor, à Paris. ©Ulysse Guttmann-Faure pour Le Vent Se Lève.

David Dufresne nous a donné rendez-vous au restaurant Polidor, restaurant apprécié par Étienne Dardel, l’un des personnages centraux de son nouveau roman, Dernière sommation (Grasset, 2019, 228 p.). Une bulle hors du temps, faite d’histoires mystérieuses, d’objets et peintures art-déco authentiques aussi bien que de charmants trompe-l’œil (la climatisation peinte accrochée à l’entrée par exemple qui pourrait faire office de magnifique ready-made). Nous avons pu y recueillir sa perspective précise, documentée et engagée, sur la façon dont l’écriture romanesque peut constituer à l’ère de la guerre des mots et des images, une arme de plus dans la bataille pour la justice et l’égalité dans une société bridée par la violence policière, politique, idéologique et médiatique. Propos recueillis par Simon Woillet et retranscrits par Dany Meyniel.

 

LVSL – Tout d’abord, merci de m’accorder un petit peu de temps, Monsieur Dufresne, pour parler de votre ouvrage Dernière sommation publié cette année chez Grasset. Ma première question portera sur le statut de cet ouvrage, de ce roman. Ce choix de la forme littéraire semble s’inscrire dans le cadre plus général de votre recherche sur les formes pour dire le réel, comme vous le disiez récemment au Média dans un entretien avec

Notre contenu est entièrement GRATUIT,
pour continuer à le lire, connectez-vous
S'inscrire Se connecter