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Lucien Rebatet (assis, à droite), dédicaçant son livre «les Décombres» à la librairie Rive Gauche, à Paris en 1942. Photo Albert Harlingue. Roger-Viollet
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Les Deux Étendards est le grand roman de Lucien Rebatet, membre de l’Action Française – avant de rompre avec celle-ci -, rédacteur de Je suis partout et intellectuel antisémite qui a collaboré après la défaite de 1940. Somme haletante de 1300 pages, on dit de cet ouvrage qu’il était le roman de chevet de François Mitterrand, à qui l’on prête d’avoir déclaré « Il y a deux sortes d’hommes : ceux qui ont lu Les Deux Étendards, et les autres ». À l’évidence, ce roman est un chef d’œuvre, chef d’œuvre pourtant tissé par un homme détestable qui a commis l’irréparable en écrivant Les Décombres, dont la réédition a fait débat. L’édition de ces ouvrages pose question. Devons-nous tout de même lire les Céline, Drieu la Rochelle et autres Brasillach ? Que peuvent nous apporter de telles lectures ? Ne risquons-nous pas d’être happés par la vision du monde de tels intellectuels ?


Les Deux Étendards retrace l’histoire de Régis et Michel, deux cousins qui habitent le pays lyonnais, et que la vie étudiante rapproche de sorte qu’ils deviennent des amis intimes. Régis, fervent catholique, rencontre Anne-Marie – de deux ans sa benjamine – avec qui il a alors une révélation, à la suite de laquelle ils se promettent de sublimer leur amour en y renonçant : lui en s’engageant vers une carrière de jésuite ; elle en se destinant au couvent. Michel, qui incarne en réalité Rebatet, est un jeune étudiant lettré complètement anticlérical, révulsé par l’éducation chrétienne qu’il a reçue à Saint-Chély, l’établissement privé catholique au sein duquel il a longtemps étudié. Celui-ci fait la rencontre d’Anne-Marie, et tombe alors passionnément amoureux d’elle, tout en restant pleinement loyal à Régis. Rien de plus original qu’un vaudeville ordinaire nous direz-vous. Ce serait faire une grave erreur, car ce roman est bien plus que cela.

Anne-Marie, entre Nietzsche et Dieu

Si cette histoire est si particulière, c’est que Michel, au départ simple étudiant en philosophie à la Sorbonne, se retrouve complètement happé par le couple auquel il fait face, et est fortement tenté par une conversion au catholicisme, dogme qui l’a toujours révulsé. En effet, la beauté de la relation de Régis et Anne-Marie, par son esthétisme de la renonciation, a un attrait d’une grande puissance sur Michel. Celui-ci veut participer à la relation de ses deux amis, en être le plus proche possible, effleurer leur révélation, la contempler, de sorte qu’elle puisse éventuellement le toucher. Mais sa conversion s’avère impossible, car son rejet du dogme catholique est trop fort. Il l’assimile à une négation de la vie, de tout ce qui est esthétique : l’art, la littérature, la musique, l’amour charnel, etc.

Au-delà de ce règlement de compte avec l’Église catholique, cet ouvrage est d’une richesse sociologique indéniable. Il signe la mort de Dieu dans les consciences, et le basculement vers une société où l’Église perd sa place de premier plan.

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Portrait de Nietzsche ©Pieter Kuiper

Ce rejet viscéral du dogme catholique s’amplifie avec la chute de l’amour d’Anne-Marie et de Régis, qui intervient suite à une crise cruciale. En effet, Régis, sur conseil de l’abbé qui effectue son suivi, précipite le moment de sa séparation avec Anne-Marie. Cette dernière se refuse à ce sacrifice, qu’elle interprète comme étant le produit d’une consigne aveugle de l’abbé. Progressivement, et sous l’influence de Michel, elle s’éloigne alors du catholicisme et de Régis. Il entraîne celle-ci dans son nietzschéisme et s’attache à l’éduquer au refus du dogme, avant de l’embarquer dans une vie charnelle intense, dont l’apogée est une fugue en Italie et un automne à Istanbul. Il déconstruit toute sa croyance, prône la révolution antichrétienne, mais sans substituer au catholicisme un autre principe que la jouissance dévorante de la vie. En réalité, Anne-Marie se retrouve complètement détruite et prise entre deux forces : son désir d’avoir la foi et son attrait pour la vie. Cette dernière n’est pas à entendre comme une forme de douceur de vivre, mais au contraire comme une furie consommatrice et destructrice. Au-delà de ce règlement de compte avec l’Église catholique, cet ouvrage est d’une richesse sociologique indéniable. Il signe la mort de Dieu dans les consciences, et le basculement vers une société où l’Église perd sa place de premier plan. Néanmoins, Dieu et l’idéal sont présents jusqu’au bout, tels des fantômes qui hantent les personnages. Ceux-ci n’arrivent pas à renoncer à toute forme de foi et restent nostalgiques du poison qui leur avait été inoculé.

La vision du monde de la petite bourgeoisie catholique et provinciale des années 1920

Afin de prendre la mesure de toute la profondeur sociologique de ce roman, il est nécessaire de revenir sur le profil de Michel, qui nous gratifie de nombreux commentaires sur la société dans laquelle il évolue. En effet, ce jeune étudiant débarque dans le Paris des années folles, dont l’effervescence mondaine et littéraire est celle d’une capitale culturelle mondiale. Il est issu de la petite bourgeoisie de tradition catholique qui vit dans le pays lyonnais, avec comme principale caractéristique sa volonté d’ascension sociale, notamment par la voie artistique. Paris se trouve être un formidable terrain de jeu où il rencontre, avec son ami Guillaume, de nombreux hommes de lettres tels que Breton et les surréalistes.

Ainsi, l’auteur nous donne à voir le Pigalle de cette époque – sur un mode très célinien -, et le rapport à la fois scabreux et subversif que de jeunes étudiants peuvent entretenir à l’égard du quartier :

« La place était noire d’humains, sous une nappe de lumière incandescente ; d’innombrables taxis fendaient lentement le flot, à coups répétés de trompe. Il était dix heures du soir. Au comptoir du « Clair-de-Lune », une douzaine de petits voyous à casquette remuaient des faces de poupées sucrées, enfarinées, barbouillées de rouge aux pommettes et aux lèvres, et de grosses pattes et des doigts gourds d’ouvriers, autour d’un mac imposant et sourcilleux, dont le cou nu portait une longue balafre encore sanguinolente, que trois agrafes fermaient.

– Ah ! zut alors ! Qu’est-ce que c’est que ceux-là ? Ça en est ? s’exclama Régis.

Natürlich, mon coco. Aucun romantisme, d’ailleurs, et très peu de pittoresque. Ce sont simplement des petits métallos ou des petits terrassiers trop feignants pour le manche à pelle, et qui aiment mieux se faire emmancher pour un louis ; exactement comme les bonniches bretonnes qui en ont soupé de la vaisselle sale. Ce sont commerces identiques de pertuis dissemblables… Ceux-là sont des petits truqueurs de trottoir, spécialisés dans les « tasses » du boulevard, de Barbès-Rochechouart jusqu’à la place de Clichy. Les « tasses », ce sont les pissotières… Bien rare si nous ne voyons pas poindre dans le dos de ces jolis mignons quelque très brillante personnalité parisienne. Qu’est-ce que je disais ? Regarde, assis près des gogues, ce géant chauve et taciturne : c’est Roudoudou, la grande Lulu, si tu préfères, le plus distingué de tous nos grands industriels, le plus cultivé, l’illustre collectionneur, M. Thiérard. »

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La rue Lepic vue depuis la place Blanche à Paris.

Outre ces lignes, l’ouvrage est marqué par un rapport ambigu aux classes populaires, teinté à la fois d’admiration pour la chaleur communautaire et l’entraide des milieux prolétariens, et d’un élitisme méprisant à l’égard du petit peuple, souvent présenté comme informe et hagard. À l’instar de Céline, il met en avant sa noirceur qui compense sa chaleur, cette common indecency de tous les jours. La vision sociopolitique de Rebatet transparait à plusieurs reprises, notamment lors des scènes qui ont lieu dans des cafés, lieux populaires par excellence. C’est le cas, par exemple, lorsqu’il décrit ce que Marx appelle le lumpenprolétariat :

« Anne-Marie disait à Michel :

– Pourquoi Jojo n’a-t-il pas d’églantine ?

– Ce sont des choses qu’il faut savoir, Anne-Marie. Il n’y a que les sociologues qui les ignorent. Les barbeaux sont de droite, depuis qu’il y a droite et gauche, et pour de bien meilleurs motifs que M. votre père. Ils n’ont pas à souhaiter un autre maître, comme les esclaves. Eux, ce sont des hommes libres. Ils savent aussi, par longue tradition et bonne expérience, que le premier caractère de notre espèce humaine est d’être imperfectible, ce qui vous purge merveilleusement de toute rêverie sociale.

Les prolétaires quelques peu avinés coudoyaient et interpellaient cordialement les deux étudiants adoptés par le faubourg. Un accordéoniste faraud et bien bâti vint s’installer près du comptoir, et attaqua une éclatante Internationale, puis le Drapeau Rouge :

Notre superbe drapeau rouge,

Rouge du sang de l’ouvrier,

Rouge du sang de l’ouvrier ! »

Ce rapport ambivalent pourrait être défini comme étant celui d’un petit-bourgeois envieux et haïssant envers la bourgeoisie, et qui, de l’autre côté, admire tendrement le peuple et le méprise. Cette vision du monde est particulièrement saillante lors d’une scène dans un hippodrome :

« Une centaine de prolos infimes, alignés devant une clôture en fil de fer, quelques vieux ouvriers dont le champ de courses était le vice, quelques ménages grisâtres avec les moutards, tentaient de s’approprier de leurs gros yeux avides le spectacle des riches, qui se déroulait à quatre cents mètres de là, entre les barrières blanches. […] Cette manifestation mondaine paraissait fort languissante. De temps à autre, un cheval de plomb grand comme deux ongles tentait deux ou trois sauts de puce. Des points multicolores se déplaçaient comme des coccinelles sur une feuille de papier. Il n’y avait rigoureusement rien à voir des places populaires. L’abîme des classes ne pouvait être plus remarquablement symbolisé. Michel s’apitoyait sur les efforts et la constance si mal récompensée de ses voisins, il s’indignait tout haut : « Ça ne vaut même pas trois francs. » Mais la classe ouvrière n’était pas du tout de cet avis ; elle répondait par des regards méchants à l’étranger qui essayait de lui gâcher son dimanche. »

Les nombreuses scènes dans les cafés viennent illustrer cette tension entre attirance pour le « petit peuple » et son rejet profond de la « populace ». Michel ne manque jamais de se distinguer, et jouit du caractère étranger de sa présence dans de tels lieux, attirant ainsi les regards.

Une œuvre pré-soixante-huitarde

De façon plus étonnante pour le lecteur, puisqu’aujourd’hui nous évoluons dans un contexte de retour en force d’une extrême-droite identitaire pour laquelle les enjeux sociétaux sont centraux, l’œuvre de Rebatet est marquée par une volonté de libération vis à vis du dogme catholique et de l’encadrement des mœurs. Michel est quasiment un Daniel Cohn-Bendit en puissance. Il nous livre plusieurs plaidoyers au cours desquels il fait l’apologie d’une vie où le principe de la jouissance est censé se substituer au principe religieux. En d’autres termes, le but est, pour le petit dandy, de jouir sans entrave. Cette vie de plaisir et de débauche, ardemment désirée par l’apprenti écrivain, se confronte au dogme religieux incarné par Régis. La lutte entre les deux amis prend une forme de plus en plus violente au fur et à mesure que l’ouvrage approche de sa fin. Il s’agit d’une lutte entre Nietzsche et Dieu, entre ce que Michel appelle la vie et la mort stérilisante du dogme. On pourrait dès lors se demander si, plus que le bagage théorique souvent marxisant des étudiants de 1968, ce n’est pas la condition étudiante en elle-même qui porte cette volonté de transgression et de libération du dogme. Cette même libération ayant été déclenchée par la massification universitaire des années 1960, qui permet aux étudiants d’être un groupe qui dispose d’une masse critique suffisante pour avoir une influence sur les mœurs et les débats de société.

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Un Grafitti situationniste ©Espencat

Afin de prendre la mesure d’une telle analogie avec les soixante-huitards, il suffit de laisser la parole à Lucien Rebatet, qui, à la fin de sa vie et au cours d’un entretien avec Jacques Chancel en 1969, déclarait à propos de Mai 68 : « Quant aux contestataires, ce que je leur reproche ce n’est pas du tout leur criniasse [ou] leur défroque. Ça c’est une réaction contre ce qu’ils appellent, à juste titre d’ailleurs, la société de consommation, qui m’agace presque autant qu’eux. La publicité, les PDG plein de morgue et tout ça, je n’aime pas plus ça qu’un maoïste de la Sorbonne. Ce que je leur reproche c’est de vivre en tas. Dans une société où il y a déjà un entassement des hommes énorme, je regrette qu’il n’y ait pas davantage de révolte individuelle comme Rimbaud. C’est le hippie type Rimbaud. Regardez le dans le tableau de Fantin Latour au milieu de toutes les barbes académiques de l’époque, il est tout seul dans son coin avec sa crinière hirsute. Voilà, ça c’est le véritable contestataire, seulement évidemment il avait du génie ! »

La lecture de cet ouvrage nous invite donc à saisir les continuités et les ruptures entre les époques et les traditions politiques ; à comprendre aussi qu’il a existé une extrême-droite de dandys nietzschéens, qui n’a pas systématiquement adopté des positions sociétales conservatrices ou réactionnaires. La subtilité de la vision du monde de Michel nous apporte cet éclairage, et la compréhension des modalités par lesquelles l’extrême-droite littéraire, très influente dans l’entre-deux-guerres, a tenté d’articuler un projet à la fois autoritaire, réactionnaire sur certains plans et censément révolutionnaire sur d’autres, au sens où il impliquait une rupture franche avec l’ordre existant.

Rejet des institutions et volonté autoritaire : quand l’anarchisme conservateur se mêle à Nietzsche

Si Rebatet a indéniablement été un collaborateur et un délateur antisémite et détestable, analyser la vision du monde de Michel Croz permet d’en savoir plus sur le caractère spécifiquement fasciste d’un tel auteur. Disons-le d’emblée : c’est un point difficile à trancher lorsque l’on s’en tient uniquement à ce roman et qu’on ne se penche pas sur Les Décombres. En effet, ce qui caractérise le fascisme est avant tout la volonté d’édifier un État total qui soumet les individualités au projet révolutionnaire et mystique d’une communauté déterminée – l’Italie éternelle – ; à laquelle on peut ajouter la volonté de construire un homme nouveau, à la fois en rupture avec l’homme tel qu’il est et en lien avec un homme idéal et imaginé, dont les traits sont souvent inspirés du passé. L’homme se construit ainsi en référence à un mythe qui relève du retour aux sources, mais il doit aussi le sublimer, afin de devenir un surhomme. Par exemple, dans l’Italie fasciste, il s’agissait de la figure du légionnaire romain. Cependant, ce surhomme est totalement soumis à un idéal collectif suprême et belliqueux. Le fascisme nie toute forme d’individualisme. La volonté de puissance de l’individu n’a de sens qu’en tant qu’elle est un élément de la volonté collective incarnée par le leader. Mussolini, pour caractériser la dimension totalitaire de son projet, avait ainsi affirmé : « Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État ! ».

« Tous les efforts pour esthétiser la politique culminent en un seul point. Ce point, c’est la guerre »

Si, dans Les Deux Étendards, Nietszsche – qui a élaboré le concept de surhomme – est effectivement omniprésent, et si le personnage principal valorise le dépassement esthétique de soi, Michel Croz reste profondément individualiste et rejette le poids des institutions de toutes sortes. Il n’est à aucun moment en faveur d’un projet révolutionnaire. Pour autant, il émet à quelques reprises de vives critiques sur le caractère décadent de la société, du point de vue de son organisation sociale et non de ses mœurs, et formule le souhait de voir le retour d’une autorité affirmée. De façon paradoxale, nous serions presque tentés de parler d’anarchisme conservateur à tendance autoritaire et clairement antisémite. Il y a, ici, un vrai parallèle à opérer avec le Voyage au bout de la nuit de Céline – dont Rebatet a été l’ami -, dans lequel la noirceur et la pourriture de l’homme sont omniprésentes, et où un certain anarchisme dandy s’affirme.

Jusqu’au fascisme esthétique

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Céline en 1932. ©Agence de presse Meurice

Cependant, ce serait en réalité une erreur, car Rebatet est bien un auteur fasciste, mais dont la source est un peu spécifique. En effet, ce qui est central, dans l’ouvrage, c’est l’ambition esthétique du personnage. Michel Croz est en recherche permanente d’esthétique : dans l’amour, dans l’organisation sociale, dans les comportements individuels, etc. D’une certaine façon, c’est le caractère inesthétique des choses qui est la source de sa révolte, et parfois de son dégout. Il souhaite plier le monde à un principe esthétique, y compris par des formes de violence si cela est nécessaire. En cela, nous pouvons voir, y compris dans ce roman, que Rebatet est pleinement fasciste, et il le revendique. Ce constat est aussi fait par Walter Benjamin, pour qui le fascisme est l’expression d’une esthétisation de la politique. Il aura d’ailleurs une formule lapidaire et prémonitoire : « Tous les efforts pour esthétiser la politique culminent en un seul point. Ce point, c’est la guerre ».

Sur un plan plus personnel, nous devons dire que cet ouvrage nous a beaucoup appris, tant sur l’époque décrite par l’auteur que sur la façon dont de nombreux intellectuels français ont pu sombrer dans une telle idéologie. La France n’a jamais fait le travail de mémoire nécessaire à la compréhension de ce qui a conduit une partie de la société et de ses élites à s’abîmer dans les voies de la collaboration. S’il y a bien les travaux d’historiens, la majorité des Français perçoivent cette période historique comme un vide inintelligible. Nous avons été victimes de cette absence de travail de mémoire. Jusqu’ici, les années de l’entre-deux-guerres n’étaient pour nous qu’un trou noir incompréhensible et absurde. La littérature est une des voies d’accès à cette compréhension. Les Deux Etendards, c’est la porte esthétique vers la vision du monde d’un intellectuel qui a rejoint le fascisme par l’esthétique. Lire ce roman nous a donc permis de saisir la cohérence d’une telle vision du monde, et la façon dont elle a cherché à se rendre désirable, notamment auprès des étudiants et des intellectuels. Nous ne sommes pas pour autant face à un roman dont la visée est en premier lieu politique, loin de là. Reste que l’esthétisation du monde est un principe enchanteur qui cherche, comme d’autres idéologies, à remédier au désenchantement du monde. Comprendre cela, c’est aussi nous en prémunir.

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