En Colombie, le réarmement des FARC et la revanche de l’extrême droite paramilitaire

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Ivan Marquez annonce son réarmement © Capture d’écran de la vidéo de son discours

Alors que la communauté internationale était persuadée que la Colombie entrait dans une ère de paix, un groupe de dirigeants parmi les plus iconiques de l’ancienne guérilla des FARC annonce son réarmement. Cette branche dissidente déplore l’incapacité de l’État colombien à respecter ses engagements et à s’attaquer aux causes structurelles de ce conflit à l’origine de centaines de milliers de victimes : l’extrême inégalité de la répartition des terres. Face aux FARC, on trouve des groupes paramilitaires d’extrême droite qui ne souhaitent ni déposer les armes, ni faire face à la justice colombienne pour les crimes commis durant le conflit. Le soulèvement de la guérilla constitue à leurs yeux une occasion rêvée pour enterrer définitivement les accords de paix ; il donne également du grain à moudre au discours belliciste du président Iván Duque, qui n’a jamais été un partisan du compromis avec les FARC.

Iván Márquez, le numéro deux de l’ancien groupe armé FARC a annoncé la reprise de la lutte armée « en réponse à la trahison des accords de La Havane par l’État colombien ». Bien que Márquez ait joué un rôle clef dans les négociations de paix avec le gouvernement, cette annonce n’a rien de très surprenant. Cette déclaration fait

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