Il y a 70 ans, l’Inde et le Pakistan naissaient dans le sang et les larmes

Ali Jinnah, leader de la Ligue Musulmane et J.Nehru chef du Congrès signent l’indépendance et la partition de l’Inde. ©IndiaHistorypic. L’image est dans le domaine public.

Il y a 70 ans, Jawaharlal Nehru prononçait son fameux discours “Tryst with destiny”. Après 2 siècles d’exploitation coloniale, l’Inde redevenait libre. A quelques milliers de kilomètres de là, à Karachi, une autre cérémonie, présidée par Mohammad Ali Jinnah, se tenait. Le colon britannique était chassé. Il laissait derrière lui deux nations marquées au fer rouge : celui de la misère causée par l’exploitation coloniale et celui d’une partition qui assurait aux Anglo-Américains de garder la main sur le port de Karachi et de trouver un contrepoids, en Asie, à une Inde beaucoup trop grande et beaucoup trop désireuse de porter son indépendance sur le plan géopolitique.

Quand l’Inde reprend sa liberté, elle se retrouve saignée à blanc par deux siècles d’exploitation coloniale. Selon, l’historien indien Bipan Chandra, en 1947, le taux d’illettrisme atteint 84% chez les hommes et 92% chez les femmes. Durant la seconde partie du dix-neuvième siècle, les famines se multiplient pour cumuler lors de celle qui frappe le Bengale et fait près de 3 millions de morts en 1943. Le taux de mortalité était de 25 pour 1000 quand la mortalité infantile atteint les 190 pour 1000. Le manque de structures de santé entraîne

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