Inégalités femmes-hommes : de la stagnation économique à l’inertie politique

© Tima Miroshnichenko

“En 2022, les femmes seront aussi bien payées que les hommes dans les entreprises”. Voilà la promesse que Muriel Pénicaud, alors ministre du Travail, a formulé le mardi 23 octobre 2018 sur France Info. Cette promesse a été réitérée par la nouvelle ministre Elisabeth Borne le 5 octobre 2020 sur France Inter. Au service de la “grande cause du quinquennat” qu’est l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, la fin de l’inégalité salariale, qui s’élève encore à 25,7%, est pourtant très loin d’être atteinte.

Les obstacles à l’égalisation sont persistants

La stagnation professionnelle générale des femmes est due à plusieurs phénomènes visibles et invisibles, inhérents au marché du travail actuel. D’abord, les freins visibles : les femmes sont encore en trop grand nombre victimes de carrières hachées liées aux inégalités de conditions initiales (moins formées, moins confiantes) et de vie (enfants à charge). Ainsi, 30% des femmes travaillent encore à temps partiel et représentent 80% des salariés dans ces conditions (INSEE). Elles occupent encore trop souvent des emplois précaires, petits boulots ou métiers de sous-traitance aux conditions particulièrement défavorables à l’instar de la lutte des femmes de chambre de l’hôtel Ibis, toujours en grève, qui nous fournit un

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