Macron : la démocratie confisquée

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Tandis que les formes instituées de la représentation ne semblent plus permettre aux revendications populaires d’aboutir sans en passer par la violence, le macronisme, depuis ses origines, n’a de cesse d’invoquer un mot d’ordre purement technicien : celui de « l’efficacité ». Ce leitmotiv et le système idéologique auquel il participe ont pour effet principal d’approfondir un sentiment de confiscation de la démocratie qui atteint aujourd’hui des proportions pathologiques.

Le système de l’efficacité

Paul Cassia le premier, dans son essai La République du futur, a relevé le recours au mot d’ordre de l’efficacité dans le contexte de la réforme constitutionnelle où il semble pourtant si peu opportun et, de ce fait même, si caractéristique du malaise institutionnel dans lequel la macronie s’est elle-même enfermée.

Dans son adresse au Parlement réuni en Congrès, le 3 juillet 2017 à Versailles, le Président de la République avait ainsi indiqué vouloir soumettre le travail parlementaire à un « impératif d’efficacité ». Il avait d’abord rappelé « le manque de moyens, le manque d’équipes, le manque d’espace » des assemblées parlementaires et relevé que le travail du Parlement en devenait plus difficile et donc moins efficace. Il en avait pourtant tiré la conséquence la plus incongrue, au terme d’un raisonnement dont l’absurdité

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