La grand retour de la question corse

©Patricia.fidi. Licence : Creative Commons CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication

2 janvier 2018. Après deux raz-de-marée électoraux – aux législatives et aux élections territoriales de 2017 -, les nationalistes corses savourent leur succès. Le président de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni fait un discours – en Corse – lors de son investiture pour exiger de l’Etat la reconnaissance de l’identité corse. Pour conclure la cérémonie, on prête serment sur la constitution rédigée par Pasquale Paoli, père du nationalisme corse. Comme chez Beaumarchais, tout finit par des chansons. Cette fois-ci, il s’agit du Dio vi salvi Regina, une ode à la vierge Marie adoptée comme hymne national de la République Corse après la sécession de la Corse vis-à-vis de la République de Gênes.  Le décors est planté. Le rapport de forces avec l’Etat peut commencer. Retour sur les raisons du changement de la donne politique en Corse. 

Le dégagisme nationaliste chasse le système clanique

C’est une lame de fond qui traverse la société corse depuis des années. Alors que les nationalistes peinaient à rassembler 15% des voix dans les années 1990, ils passent la barre des 30% en 2010 (25,89 % pour la liste “Femu a Corsica” et 9.85% pour la liste “Corsica Libera”). Le point de

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