« La patrie ou la mort » : la nation, marchepied vers la révolution en Amérique latine ?

Dans peu de continents référent national, mobilisations populaires et transformations sociales semblent fonctionner en synergie comme en Amérique latine – que l’on songe à la révolution cubaine, au mouvement péroniste argentin ou plus récemment aux gouvernements bolivariens. Le livre de Thomas Péan, Guérillas en Amérique Latine (1959-1989), revient sur la manière dont divers pays d’Amérique latine ont réagi face au développement des mouvements armés révolutionnaires. Cet essai contribue à faire connaître les différentes idées latino-américaines et les situations nationales entre 1960 et 1990. Le Vent Se Lève l’a lu, et restitue ici plusieurs des analyses effectuées par l’auteur.

Les idées et les mouvements politiques latino-américains sont souvent liés aux idéologies venues d’Europe mais celles-ci sont adaptées au contexte local. Pourtant, l’éruption de la Révolution cubaine de 1959 inaugure une nouvelle période en Amérique Latine marquée par le rôle des guérillas révolutionnaires. Un ensemble de mouvements divers éclot entre 1959 et 1989 répondant aux contextes locaux dans lesquels il se développe. Le katarisme (Bolivie), le guévarisme (Cuba), le morazanisme (Amérique Centrale) et le perezjimenisme (Venezuela) entretiennent des rapports complexes avec la Révolution et le régime castriste. Ennemis, alliés ou rivaux des guérillas révolutionnaires, ces différents mouvements locaux naissent en

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