Le in du festival d’Avignon se termine avec Story Water à la Cour d’Honneur

Guidés par une écriture en temps réel, les danseurs orchestrent un instant de spontanéité et de créativité particulièrement intense. Emanuel Gat et l’Ensemble Modern clôturent le in de la 72e édition du festival d’Avignon dans la Cour d’Honneur au Palais des Papes. Son thème : Gaza. 

Pour la première fois, Emanuel Gat et l’Ensemble Modern de Francfort s’installent à la Cour d’Honneur pendant le festival d’Avignon pour y interpréter Story Water.  Emanuel Gat est danseur, chorégraphe, compositeur et scénographe israélien installé en France depuis 2007. Il compose aussi la lumière de ses spectacles.  Liberté de créer. Voilà ce qui résume cette performance. La frontière entre le chorégraphe et les danseurs est trouble. Il opte pour l’écriture en temps réel. Les corps se malaxent, se déchaînent, répètent. Les danseurs tissent des personnages, des discours corporels. Garder en tête que tout est improvisé révèle une prouesse chorégraphique. Les danseurs sont moteur de l’apparition des instants du spectateur. Le tout est chaotique mais c’est une force. On y voit différentes temporalités, des gestes décousus mais qui parlent d’un instant lancé au hasard avec le courage et la responsabilité de peut-être échouer. C’est un tout autre paradigme.

La musique accompagne

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