Les Français sont-ils eurosceptiques ?

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©Santeri Viinamäki

Il est difficile d’évaluer la popularité de l’Union européenne en son sein et, a fortiori, en France. Bientôt deux ans après l’élection d’Emmanuel Macron pourtant marquée du sceau de l’Europe et, à quelques mois des élections européennes, nous semblons entrer dans une ère d’euroscepticisme comme rarement le pays en a connu depuis l’édification du projet européen. Les récents événements qui ont agité le devant de la scène sociale dans le pays ont remis au goût du jour la question européenne, au grand dam du gouvernement Philippe et d’Emmanuel Macron. Mais la donne se complexifie encore puisque les partis d’opposition censés incarner ce rejet peinent à lui trouver une expression politique cohérente.

Selon une enquête d’Odoxa-Dentsu consulting, 29 % de Français continuent à croire que la construction européenne demeure une source d’espoir, contre 61 % en 2003. Si l’euroscepticisme n’a rien de nouveau en France, ce sentiment de défiance atteint aujourd’hui un seuil critique dans l’opinion publique. Il faut pourtant s’accorder sur ce que désigne ce terme au cours du temps et selon l’étendard politique qui l’agite. Le sentiment d’euroscepticisme peut se référer aussi bien à la zone euro, à la monnaie unique, aux traités de Maastricht et de Lisbonne, mais être

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