Les Gilets Jaunes sont-ils de dangereux iconoclastes ?

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La destruction du Fouquet’s lors de l’acte 18, Paris le 16 mars 2019. Capture YouTube.

Les gilets jaunes seraient donc des agents de cette populace qui casse tout parce qu’elle ne respecte rien. La foule indifférente au sacré qui salit tout. En bref, un rassemblement de racailles et de canailles qui brise les vitrines en même temps qu’elle porte atteinte à la dimension sacrée de la République. Contre la sacralité factice d’un pouvoir dévoyé, les gilets jaunes ne seraient-ils pas, à l’inverse, porteurs d’une demande de resacralisation du politique ?

Les photos de Christophe Castaner en boîte de nuit le samedi 9 mars dernier ont fait le tour des réseaux sociaux. Quoi que l’on pense du droit d’un ministre de l’Intérieur à s’amuser après une journée occupée à maintenir l’ordre lors de l’Acte XVII, la polémique suscitée par la diffusion de ces images autorise que l’on s’interroge sur ce qu’elles disent du mouvement des gilets jaunes.

Peut-être les dirigeants actuels sont-ils plus durement attaqués que leurs prédécesseurs parce qu’ils ne sont pas jugés comme étant à la hauteur de leurs fonctions. Peut-être peut-on voir derrière l’anti-parlementarisme anarchisant supposé de la foule des gilets jaunes, quelque-chose de plus profond qui relèverait de la demande de resacralisation du politique.

Une demande de sacralité

Il faut dire que le

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