Les séquelles de l’intervention de l’OTAN en Libye

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Les conséquences de l’interventionnisme de l’OTAN en Libye © Théo A. @theo_atm

En 2017, 60% de la population libyenne souffrait de malnutrition. 1,3 million de Libyens étaient en attente d’une aide humanitaire d’urgence, sur une population totale de 6,4 millions d’habitants. Cette situation catastrophique fait suite à l’intervention éclair de 2011 conduite par l’OTAN. L’organisation s’estimait investie d’une mission humanitaire : sauver le peuple libyen du massacre que lui promettait son dictateur et lui offrir un modèle démocratique, gage de stabilité, de liberté et de prospérité. Le régime de Kadhafi est bien tombé. Mais la situation est très éloignée des promesses attendues de l’intervention des Occidentaux : violences, famines, instabilité politique et progrès de l’islamisme. Les principaux médias français, qui avaient couvert avec attention les événements en 2011, sont depuis bien silencieux sur les séquelles de cette intervention militaire. Une intervention qu’ils soutenaient alors, à l’unisson de la classe politique de l’époque.

L’intervention « éclair » de 2011 par l’OTAN

En février 2011, en écho à la révolution tunisienne, un mouvement de protestation gagnait l’est de la Libye, en particulier la ville de Benghazi, dirigé contre le régime au pouvoir depuis 42 ans. Cette protestation fut immédiatement réprimée par les autorités. En réaction, le Conseil de sécurité des Nations Unies adopta les résolutions 1970[1]

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