Le chômage allemand et les lois Hartz : l’échec du logiciel néolibéral

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La quasi-stagnation du chômage allemand lors de la récession économique de 2009 tient plutôt à la puissance institutionnelle des salariés dans l’entreprise et non à la libéralisation produite par les réformes Hartz.

Les comparaisons économiques entre la France et l’Allemagne ont régulièrement alimenté la scène médiatique et politique. L’expression « modèle allemand » consacre l’Allemagne comme étant le bon élève par excellence de l’Union européenne, c’est-à-dire le pays ayant eu le courage de réaliser des « réformes nécessaires » en matière de dépenses publiques mais aussi en matière de marché du travail.

Les lois Hartz adoptées entre 2003 et 2005 par le gouvernement du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder sont emblématiques de la dérégulation du marché du travail allemand et sont souvent considérées comme exemplaires au vu des réformes à appliquer dans les autres pays européens. Ces lois auraient permis à l’Allemagne de mieux résister à la récession économique de 2009 et expliqueraient son taux de chômage faible. En effet, si on compare les taux de chômage français et allemand, ainsi que les variations du taux de croissance du PIB, on observe le paradoxe suivant : la France a connu en 2009 une récession de -2,9% (contre -4,5% pour la

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