“Progressistes” contre “nationalistes” : Macron et Salvini, meilleurs ennemis ?

©Julien Février
©Julien Février

C’est la rentrée, et avec elle, le coup d’envoi de la bataille pour les élections européennes. A neuf mois du scrutin qui se tiendra en mai 2019, Emmanuel Macron passe à l’offensive en construisant un clivage entre nationalistes et progressistes en France et en Europe.

L’Elysée avait promis une « rentrée européenne de combat ». L’expression vaut aussi bien pour la scène internationale qu’en matière de politique intérieure. La séquence qui s’ouvre est en effet celle des élections européennes, thème qui dominera l’actualité politique pour l’année à venir. Dans la bataille qui s’annonce, Emmanuel Macron poursuit la stratégie appliquée depuis le début de son mandat : incarner l’ouverture contre le repli sur soi. En d’autres termes, dichotomiser l’espace politique entre progressistes et populistes.

Progressistes contre nationalistes

La rhétorique du « candidat anti-populiste » prend cependant une coloration particulière compte tenu de la séquence en train de s’ouvrir. Le Président de la République choisit en effet de tracer une ligne de démarcation claire entre le camp progressiste et celui des « nationalistes » de tous bords, fussent-ils de droite ou de gauche. Une analyse qu’on retrouve en Une du Point (31/08) qui ne se prive jamais d’une référence

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